I. — Désinences variables au masculin
(Voyelle brève au singulier, voyelle longue ou diphthongue au pluriel)
1. 6, a. — âno, unà^ (lat. anus, pr. a ou an) : germô — germdno (germanus) .
2. é, ei — éno, énà (lat. enus, enis, pr. é ou en): plé — pléno (plenus); le — léno (lenis) *.
' Eii voici quelques-uns: àunéte {honest), ferme, triste, riche, large, brave (brau), rauche, freiche (fresc), juste, rare, avare, boueide {voit= viduus), chauve, nete, freule, gente. On peut remarquer, pour les trois derniers, que les formes actuelles sont phonétiquement plus correctes que celles de l'ancienne langue {net, freul, gent), les originaux latins étant proparoxytons. Gela pourrait induire à penser que, au lieu d'être plus récentes, elles sont, au contraire, plus anciennes que celles-ci. — Citons encore, comme analogue des précédents, asse (de assus), dont la forme première, que je n'ai pas rencontrée, dut être as.
^ Je comprendrai dans cette liste les participes et aussi les substantifs masculins qui changent de désinence quand ils s'appliquent à un être du genre féminin ou considéré comme tel.
' La virgule sépare les nombres, le tiret les genres.
* Ajoutons les substantifs che — cheno, de canis.
3. e, ex — écho, échâ (lat. ectus, pour ictus, pr. ech, eit) : dré — drécho (directus); eiiré^ — eitrécho fstrictusj. Plusieurs laissent dré et son composé adré invariables au pluriel masculin.
3 bis. ue, uei—uêcho, uêchà (lat. octus, pr. uech): eue — cuêcho (eoetus). — Même observation que pour dré ci -dessus.
4. î, i — 10, là ( monosyllabe) (lat. ius, pr. ï atone) : nêei — nêcio (neseius); nôvi — nôvio *.
5. i, î — ino, inà (lat. inus, pr. i ou in) : vezi — vezino fvicinusj; fi — fino; lemouzi — lemouzino '.
6. ou, DÛ — oudo, oudà ou outo, outà (lat. otus, ofis, pr. ot) : nebou — neboudo; tou — touto.