A. — DÉSINENCE LONGUE, NASALE OU EN R
a. — Désinences à voyelle longue ou à diphthongue
\. â — âsso, assà (lat. assus, pr. as ) : grâ — grâsso; bâ — bâsso.
* Je donne ici a eitré l'accentuation régulière ; mais dans le langage ordinaire l'accent recule sur la syllabe initiale, comme on le voit dans ces vers de Foucaud :
Ma si yau sai pu a Veitre
Dau min Bai tranquille e meitre.
Y oyez Phonétique, chap. II, p 13.
' Nous avons ramené à la déclinaison type, c'est-à-dire muni d'un e au masculin, plusieurs adjectifs de cette désinence. Tels sont borlie et marfie, qui, en bas-limousin comme en languedocien, sont restés en i pur. Par suite de cette adjonction, l'i s'est consonnifié, et il faut écrire le premier borlhe.
3 Ajoutons chi — china, autres formes, plus usuelles, de che — cheno, dérivées également de canis; l'ancienne langue offre déjà che et chi ( ou chin ) à côté de la forme régulière can .
''Dans plusieurs variétés du dialecte languedocien, on donne au masculin des pluriels sensibles non-seulement à ceux de ces adjectifs terminés par une sifflante ou une chuintante {gros— grosses, estrech - estreches), comme on le fait aux substantifs do même désinence, mais souvent encoro