ô — ôsso, ôssâ (pr. os) : grô — grosso; ô — ôsso
8. ou — oulo, oulâ (lat. olus, ullus, pr. o/ où o = ou) : soû — soulo fsolusj; sadoû — sadoulo (satullus).
à ceux qui se terminent par une explosive, une nasale ou une liquide. Dans ces derniers cas, c'est ordinairement en is, non en e*, qu'a lieu l'allongement. Ex.: Mountat— mounladis ; vengut — vengudis ; boun — bounis ; michant— michantis; noubel — noubelis; poulit — poulidis; loung — lounguis; damier— darnieris ; bieil — bieUlis. ( V. Rev. des langues romanes, I, 316; III, 396-399, passim, pour l'Aude et l'Ariége; les mêmes formes sont très-usitées dans le bas Quercy . )
* Cette forme suppose un type bas-latin * pararius, comme parelh (fr. pareil) suppose *pariculus. Parelh, dans l'ancienne langue, était à la fois adjectif et substantif. Il n'est plus chez nous que substantif ' paré ^ fr. paire).
* Gros os.
9. oû — ousso, oiissà (lat. ulcis, ussus, pr. ois, os on o = ou) : doit — doûsso; roû^ ~ r ousso.
10. oû — ouso, ousâ (lat. osus, pr. os oix o -.= ou) : boueifou — boueitouso (boitos); durmilkoù — durmilliouso'. Cette désinence correspond à la désinence eux du français. Nous l'avons substituée à celle-ci dans les adjectifs empruntés à cette langue, tels que afroû, chansoû, crassoû, etc.
10 bis. ioû — ioûso, ioûsà (lat, iosus , pr. ios où o = ou) : gracioû — gracioûso. De la forme classique en io fiouj dériva, par contraction et recul nécessaire de Faccent^, une forme secondaire en iu (iou). Celle-ci, à son tour, a produit trois autres formes, ieu, î et eu, dont les deux dernières seulement sont usitées à Nontron. La forme en î j est la plus commune * . Celle en eu est préférée dans les campagnes. Quant à la forme primitive en ioû, elle est, je crois, fort rare partout. Ex. : curî, cureû — curîso, cureûso (curiosus). Remarquons ici que, après / et n, Yi de Yiosus latin, au lieu de rester voyelle et d'usurper l'accent, s'est toujours consonnifié pour former
* Inusité. On le remplace par le diminutif rousseu, inusité de son côté au féminin, du moins à Nontron. Une autre forme de russus est rouei; mais on s'en sert moins que de rousseu, et, par sa signification plus spéciale, elle ne cadre pas aussi exactement que rousseu avec le féminin r ousso.
* Me prejavatz qu'eu no fos àonmlhos, Enans velhes tota noit tro al dia.
(GiRAUT DE BOHNEIL.^
' Chaque fois quedeux voyelles, dont l'une est accentuée, se contractent en une syllabe, c'est la plus forte des deux qui garde l'accent ou qui s'en empare Ainsi i prend l'accent dans passio (oîi o = ou), devenu passiu, passieu passî, mais il le perd dans Vio (via), comme dans tous les autres mots en io représentant ta latin.
* Par exception c'est à û, non à i, que s'est réduite la diphthongue àwasrelejûso {relegiosa); ex.:
Relejûso de sen Francel, Doua têta sur un chabei,
rlicton qu'on applique aux jeunes Allas qui parlent de se faire religieu»» t'I à qui l'on suppose peu de vocation pour cet état.
avec ces consonnes les combinaisons Ih ou nh. C'est ainsi queingeniosus n'a donné que ginhoû (pr. ginkos).