II. A après la tonique
A final atone devient toujours o quand il est bref. Ex. : rosa, roso ; — femina, fenno ; -^ cantal, chanto ; — cantabam, chantavo. Cet affaiblissement est aujourd'hui général dans la langue d'oc. Il n'y a que de fort rares exceptions. Tout porte à croire qu'il remonte très-haut. On le constate dès le XV^ siècle (v. Ludus sancti Jacobi dans Bartsch, p. 399), et il y a lieu de supposer que la mutation était opérée avant cette époque et que l'on continuait seulement par tradition de noter par a ce son assourdi.
L'a du pronom la, quand ce pronom est enclitique, passe également à l'o, mais à un o incertain, et quelquefois même, du moins àNontron, cet affaiblissement n'a pas lieu. Ex. iportazla, pourtâ-lo.
A final atone, s'il est long, ne subit aucun changement, ni de nature, ni de quantité: rosas, rosà; — cantas, chanta; — cantavas, chantavâ.