PRÉTÉRIT SUBJONCTIF IMPARFAIT
finigu ei finigu ê, esso
finigu êrei, â finigu ess à
finigu é finigu ê, esso
finigu êrem, am finigu ess am
finigu èrei, û finigu essâ
finigu êren, ou. finigu essan, ou.
Le fonds primitif de cette conjugaison so compose de verbes
* On a déjà des exemples de ce changement dans les textes de Limoges du XIV» siècle.
provenant, une moitié à peu près delà quatrième conjugaison latine {ire), l'autre moitié, sauf quelques-uns d'origine germanique ou de provenance inconnue, de la seconde (ère), ou de la troisième {ère), ces derniers ayant déjà probablement passé, dans le latin vulgaire, à la quatrième conjugaison.
A ce premier fonds se sont ajoutés :
1° Un assez grand nombre de verbes formés par la langue d'oe elle-même ;
2° Tous les verbes empruntés directement au latin après la période des origines et qui appartenaient dans cette langue à la deuxième, à la troisième * ou à la quatrième conjugaison ;
3° Enfin, quelques verbes pris au français, en ir, bien entendu, dans cette langue, et qui sont pour la plupart d'introduction récente.
Je me bornerai à mentionner ici quelques-uns de ceux qui appartiennent au fonds primitif, en faisant remarquer qu'un fort petit nombre avaient dans le latin classique la forme inchoative. Tels éialexïi putresco, (in)gemisco, porcsco, languesco, lucisco. Mais il est probable que la plupart des autres avaient déjà reçu cet allongement dans le latin vulgaire, avant le dégagement des langues romanes.
* Les verbes latins en ère et ère introduits dans la langue française dop lis les origines ont natiirolleniont reçu l'infinitif en er, qui paraissait identique au leur, et toute la sôrie de leurs formes a été la conséquence nécessaire de cette première attribution. On comprend facilement qu'il en ait été autrement en langue d'oc, où, grâce au maintien de l'o à l'infinitif de la première conjugaison, ce fut plutôt à la seconde (ir) qu'à celle-ci que les verbes en question durent paraître assimilables. Voici quelques exemples pris dans les Coutumes de Limoges : resistir, exerclr, possedir, sustituir, succedir, presumir. liemarquons en passant que, la plupart de ces verbes étant, depuis l'âge classique, tombés i^n désuétude, c'est aujourd'hui sous ia forme française que nous les employons quand nous avons à nous en servir, et, comme, ainsi qu'on l'a vu, les verbes français en er restent chez nous de la première conjugaison, nous disons 7'esistâ. exerça, posséda, etc. Le parler de Tulle paraît avoir été plus fidèle que le nôtre à la tradition, c'ost-à-dire avoir admis un peu moins de ces verbes refaits sur le patron français,
a. — Verbes provenant de la quatrième conjugaison latine: eisî (exire) ; nûri (nutrire) ; urdi (*ordire) ; perî (perire) ; pati (*patiï'e) ; sarci (sarcire); sebeli (sepelire); touissî ftussire), usité en bas Limousin, mais non àNontron ; vltîfvestirej.
b. — Verbes provenant de la deuxième conjugaison latine : (a)coumpli (complei'e) ; jôuvî (gaudere) ; langui (languere); lûzî (lucere) ; pûrî (putrere).
c. — Verbes provenant de la troisième conjugaison latine : chabî * (capere); eissurî (exurere); fremî (fremere); gcmî (gemere); legî (légère) ; parci (parcere) ; trahi (tradere) ; tundi (tundere).
d. — Verbes d'origine germanique : chôusi (katistjan) ; crûssi (kraustjan) ; eicharni (ske.rnon) ; furbi (furban) ; furnî (frumjan); gari (warjan) ; gandi (wantjan). Il y a encore pour ce dernier hésitation entre la forme primitive et la forme inchoative.
Appendice à la deuxième conjugaison
Verbes en'w à forme non inckoative
Ces verbes sont aujourd'hui peu nombreux, beaucoup de ceux qui à l'origine faisaient partie de leur groupe ayant graduellement reçu la forme inchoative. Voici le paradigme de l'un d'eux, parii. Je ne donnerai que les temps de la première série, ceux de la seconde ayant identiquement les mêmes formes que flurî.
* Ce verbe appartenait, dans l'ancienne langue, à la troisième conjugaison (troisième classe) En le faisant passer dans la seconde, nous avons retenu plusieurs de ses anciennes formes que nous employons concurremment avec les nouvelles, savoir : le prétérit de l'indicalif {choubé), l'imparfait du subjonctif {chôubésso),le participe passé {chôubu), et enfin le futur et le conditionnel (cho'ibrai, ch'oubrio). On remarquera que la diphthongtie du parfait a été abusivement propagée à ces deux derniers temps. La même faute, comme on le verra plus loin, a été commise dans le compost' reçabei et dans sabot.
INFINITIF Part ir. Partî.
INDICATIF PRÉSENT
part, part i,
part e
part es
part et
part
par
part em
part em
part etz
part è
part en, on,
part en, ou.
IMPARFAIT
part ia
part io
part ias
part ià
part :a
paît io
part iam
part iam
part iatz
part iâ
part ian, en,
, on, 0.
part ian, ou.
IMPÉRATIF
part
par
part am
part am
part etz .
part è.
SUBJONCTIF