‹ Grammaire littéraire ou explications suivies d'exercices sur les phrases, les allusions, les pensées heureuses empruntées a nos meilleurs écrivains et qui font aujourd'hui partie du domaine public de notre littérature a laquelle elles servent en quelque sorte de condimentChapitre 4 sur 89 · DEUXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DEUXIÈME LEÇON

A la ville et à l'univers ; en latin, Urbi et orbi, paroles qui accompagnent la bénédiction du souverain pontife lorsque, le jeudi saint , le jour de Pâques et celui de l'Ascension, il donne, du haut du balcon de Saint-Jean-de-Latran, sa bénédiction à toute la catholicité.

Se dit, dans l'application, d'une chose qu'on publie partout, et, pour parler vulgairement, que l'on crie sur les toits ; mais la forme latine est beaucoup plus usitée que la forme française.

Amadis de G-aule, titre et héros d'un célèbre roman de chevalerie, qui, en Uttérature, est resté le type généreux de la chevalerie errante, et qu'il ne faut pas confondre avec don Quichotte, qui n'en est que la caricature.

14 GflAMMAIRE LITTÉRALE

A moi! Auvergne, voilà les ennemis! exclamation héroïque que fit entendre le chevalier d'Assas dans la nuit du

15 au 16 octobre 1760, qui précéda la bataille de Glostercamp. Dans la guerre dirigée contre le Hanovre, le chevalier d'Assas était capitaine aux chasseurs du régiment d'Auvergne; la veille de la bataille, il pénétra dans un bois pour le fouiller dans la crainte d'une surprise. Tout à coup il se voit environné de soldats ennemis, qui lui mettent la baïonnette sur la poitrine et le menacent de mort s'il jette un seul cri d'alarme et d'avertissement. N'écoutant que son dévouement patriotique, il se sacrifie au salut de l'armée en poussant le cri fameux qui avei tissait les Français du danger : « A moi! Auvergne, voilà les ennemis!» et, à l'instant même, il tombe percé de coups de baïonnette.

La paternité de cet appel héroïque a été contestée, et plusieurs historiens en font honneur à un simple sergent nommé Dubois, qui accompagnait son capitaine dans cette excursion nocturne. Ainsi le cri sublime de la nuit de Glostercamp est aujourd'hui un problème insoluble; les éléments font complètement défaut pour dégager cette inconnue. Quoi qu'il en soit, le trait attribué au chevalier d'Assas, et le cri qu'il poussa, sont aujourd'hui, dans la langue littéraire, l'objet de fréquentes applications, et les allusions qu'on y fait sont presque toujours plaisantes, car elles ont lieu dans des circonstances beaucoup moins terribles que celles du bois de Glostercamp. Souvent aussi l'allusion se résume dans ces seuls mots : Le chevalier d'Assas: On dit alors : Un chevalier d'Assas , un nouveau d'Assas, etc., quand il s'agit de l'auteur d'un de ces traits de dévouement qui sortent tout à fait des actes de courage ordinaires.

Andromède, jeune princesse d'Ethiopie, qui eut la témérité de disputer le prix de la beauté aux Néréides. Pour venger ses nymphes, Neptune suscita un monstre marin qui ravagea toute l'Ethiopie, et l'oracle, consulté, répondit qu'il fallait livrer Andromède aux fureurs du monstre. La jeune princesse fut liée sur un rocher, et le monstre, sortant de la mer, allait la dévorer, lorsque Persée, monté sur Pégase, le tua, brisa les chaînes d'Andromède et devint ensuite son époux.

En littérature, Andromèile personnifie la femme, qua la faiblesse de sa nature, la déhcatesse de son organisation, exposent à r/iille dangers, et qui doit trouver dans l'homme, représentation du courage et de la force, son défenseur naturel.

Ane chargé de reliques (L'), titre d'une fable de La Fontaine :

Un baiidel chargé de reliques , S'imagina qu'on l'alorait; Dans ce penser il se carrait, Recevant comme siens l'encens et les cantiques.

Dans l'application, ces mots caractérisent ceux qui croient adressés à leur mérite personnel les hommages rendus à leur seule dignité, comme l'a si bien exprimé le Bonhomme dans la moralité de sa fab e :

D'un magistrat ignorant C'est la robe qu'on salue.

Ane de Buridan (L'), expression qu'on emploie communément pour peindre la situation d'un homme sollicité de deux côtés à la fois et qui ne sait à quoi se résoudre. Cette expression a pris naissance au milieu des vaines disputes de la scolastique du moyen âge. Comme on le pense bien, ce baudet illustre n'a jamais eu d'existence réelle ; c'est un âne métaphysique, une entité. Jean Buridan était un de ces docteurs subtils si communs au quatorzième siècle. Un jour, dans une discussion sur le libre arbitre, qui passionnait alors les esprits, il imagina, pour embarrasser les disputeurs, l'hypothèse d'un âne également pressé par la soif et par la faim , et qui se trouverait placé, à égale distance , entre un seau d'eau et un picotin d'avoine. Par où commencera l'animal pour satisfaire en même temps deux besoins qui le sollicitent avec la même énergie"? Tel était le problème. Les écoles du temps retentit ent d'invectives latines et se livrèrent de furieux combats de syllogismes à propos de cet argument.

A ceux qui prétendaient que l'âne se déciderait pour l'un ou pour l'autre, Buridan répliquait victorieusement : « Il a donc son libre arbitre. » Si, au contraire, ses contradicteurs soutenaient que, la soif étant aussi vive que la faim, l'âne se trouverait dans l'impossibilité de se décider : « 11 se laissera donc mourir de faim et de soif, » répondait Buridan. Comme on le voit, cette fameuse hypothèse était de la famille de ces arguments cornus si chers aux anciens sophistes, et au moyen desquels ils amenaient forcément leurs adversaires à une absurdité, quelle que fût l'alternative à laquelle ceux-ci s'arrêtaient.

La poésie s'est emparée de Vâne de Buridan :

Connaissez-vous cette histoire frivole D'un certain âne, illustre dans l'école?

16 GUASÎMAIUE LITTURMKE

Dans l'écurie on vient lui présenter Pour son dîner deux mesures égales, De même forme, à pareils intervalles :

Des deux cotés l'àne se vit tenter Également, et dressant ses oreilles, Juste au milieu des deui formes pareilles. De l'équilibre accomplissant les lois, Monrut de faim, de peur de faire un choii.

On fait allusion à VAne de Buridan pour caractériser une alternative difticile.

Anesse de Balaara (L'), ânesse qui, selon les Écritures, aurait pris la parole pour reprocher à son maître, qui la frappait, la dureté avec laquelle il la traitait.

Les allusions â celte ânesse sont fréquentes et toujours plaisantes. En voici un double exemple :

Quoi que Moïse ait révélé,

Un certain Cliarles, peu crédule,

Soutenait qu'ânesse ni mule

An bon vieux temps n'avait parlé.

■ Eii quoi! dii Babet l'infaillible.

Tu prétends démentir la Bible 1

De par le grand Dieu d'Abraham,

Je te jure, mon ami Charle,

Que l'ânesse de Balaam

A parlé comme je te parle. »

Le poëte Gacon ayant décoché quelques épigrammes contre une pièce de La Motte, un partisan de ce dernier écrivit au satirique :

Jadis uu âne, au lieu de braire.

Parla sons les coups de bâton; Mais un bâton te fera taire, Ou parler sur un autre ton.

Gacon répliqua aussitôt, avec une soumission plaisante :

Eh bien! vous le veniez, je vais changer de ton : L'opéra de La Motte est une chose exquise.

J'aime mieux dire une sottise

Que d'avoir des coups de bâton.

Animaux malades de la peste (Les), titre d'une fable de La Fontaine, son chef d'œuvre, s'il n'avait pas fait le Chêne et le Roseau. De tous les poètes, de tous les auteurs français, nous pourrions même dire de tous les écrivains, à quelque nation qu'ils appartiennent, La Fontaine est sans contredit celui qui a maxime le plus grand nombre de vérités morales. Lui seul réalise et résume, dans une originalité puissante, la fusion de tout

GnAMMAinE LITTÉRAIKE 17

ce que les poètes antérieurs possédaient de plus heureux et de plus aimable. Il sympathise avec toute la création. Chez lui point d'exclusion : il s'assimile les éléments les plus divers. Il est toujours créateur, parce qu'il excelle à découvrir la poésie du sujet. Son invention^ c'est sa manière toute pirticulière de conter, c'est son style, son imagination exubérante, sa bonne foi; c'est surtout une crédulité et une naïveté qui ne sont qu'apparentes. Lui seul paraît avoir le sentiment de la nature; sa muse est une gracieuse païenne. En un mot, il a triomphé des conteurs italiens, des vieux auteurs de fabliaux, enfin de tous les fabulistes. Mais, pour en revenir à notre sujet, ce qui le distingue, ce qui le personnifie d'une manière toute particulière, c'est la façon dont il frappe, dont il coule son vers, et nulle part cette qualité n'éclate mieux que dans la fable dont nous parlons ici. Tout en est devenu proverbe, depuis le titre, depuis le début, jusqu'à la conclusion, jusqu'à la morale.

Dans cette fable, l'auteur se propose de m.ontrer que le bon droit ne peut attendre ni justice ni impartialité quand il est en lutte avec la puissance. Voici les principaux passages auxquels on fait le plus souvent allusion :

1° Le litre même de la fable, qui s'apphque à tout ce qui rappelle de près ou de loin l'abus de la force;

2" La peste, puisqu'il faut l'appeler par son nom.

Ce vers se dit d'une chose mauvaise que, par précaution oratoire, on paraît ne vouloir pas nommer, ce à quoi on se décide cependant, comme à contre-cœur, et en jetant entre parejithèscs la phrase qui fait l'objet de cette allusion. C'est ainsi que, dans une circonstance donnée, on dirait : Ce vice bas et odieux, cette lèpre sociale, la calomnie, puisqu'il faut l'appeler par son nom;

3° Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés,

vers auquel on fait le plus souvent allusion sur le ton de la plaisanterie;

4" . ^ . . . . Yous leur fîtes, seigneur.

En les croquant, beaucoup d'honneur.

Ces vers, par lesquels maître renard, le type du courtisan, cherche à calmer les i emords hypocrites du lion, auquel il est arrivé parfois

De i]}angcr

Le berger,

sont d'une application toujours ironique. Ils servent à faire comprendre que le petit doit toujours se trouver très-honoré des

libertés, des licences, si loin qu'elles aillent, que le grand se permet à son égard;

b° La faim, l'occamn, l'herbe tendre, et, je pense.

Quelque diable aussi me poussant, Je lomiis de ce pré la largeur de ma langue.

Ces vers se citent pour expliquer une faute dont on cherche l'excuse dans des circonstances alléchantes, irrésistibles; 6° Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.

Ce dernier hémistiche surtout est devenu la formule qui termirie une confession pénible à l'amour-propre;

7" Un loup quelque peu clerc

Dans l'application, cet hémistiche va à l'adresse du pédant qui, en quelque circonstance que ce soit, s'empare du rôle d'accusateur public. Quand, en 1840, le roi Louis-PhiUppe, allant au-devant du vœu de toute la France, demanda aux Chambres de voter la somme nécessaire pour la translation à Paris des cendres du Prométhée moderne, un député monta à la tribune, et débita un discours violent sur l'inopportunité de cette mesure. Le lendemain, un crayon spirituel et satirique dessinait la silhouette du malencontreux orateur avec une tète de loup et ces mots pour

légende :

Un loup quelque peu clerc prowa par sa harangue

Qu'il fallait dévouer ce maudit animal.

Ce pelé, ce galeux, d'où, venait tout le mal;

8° Manger l'herbe d'autruil quel crime abominable l Rien que la mort v'élait capable D'expier son forfait

Vers qui, dans l'application, servent à exprimer pittoresquement le prétendu crime d'un pauvre diable qui, le plus souvent, n'a commis qu'une peccadille. Il y a ici trois expressions auxquelles on fait ordinairement allusion en les séparant :

1° Manger l'herbe d'autruil

2° Quel crime abominable '

Z* Bien que la mort n'éiait capable D'expier son forfat.

Anneau de Gygès, anneau merveilleux qui tomba en la possession du berger Gygès, et qui avait le don de rendre invisible celui qui le portait au doigt.

On fait de fréquentes allusions à cet anneau, en littérature et dans la conversation.

CRA^niAIRE LITTÉRAIRE 19

Anneau de Polycrate. Les anciens se défiaient de la fortune quand elle s'opiniàtrait à favoriser quelqu'un. Polycrate, tyran de Samos, avait joui pendant quarante ans d'une félicité non interrompue. Il s'inquiéta enfin d'un bonheur si constant, et, croyant conjurer les coups de l'adversité par une perte considérable, il lança dans la mer un anneau précieux auquel il attachait le plus grand prix. La Fortune n'accepta point ce sacrifia volontun'e, et Polycrate, malgré lui, p;-,rut plus heureux que jamais : un poisson avait avalé l'anneau, qui fut retrouvé dans son corps et rendu au tyran. Celui-ci pâlit à la vue d'une prospérité si opiniâtre à le favoriser, et ses pressentiments ne devaient pas tarder à se justifier : Darius, fils d'Hystaspe, fit bientôt la guerre à Polycrate; Oronte, un de ses lieutenants, s'empara de Samos, prit le tyran et le fit mettre en croix.

On fait allusion à VAnneau de Polycrate en parlant de ceux que le sort s'acharne à combler,

Annibal est à nos portes; en\[{lin: Annibal ad portas cri d'alarme des Romains après la bataille de Cannes, et qu'ils faisaient entendre toutes les fois que le péril était imminent. Cette phrase est souvent l'objet d'une variante; on remplace alors Annibal par Caldina,qui se révolta, au temps de Cicérou, contre le pouvoir établi et mit Rome à deux doigts de sa perte. Semblable épouvante régnait aussi dans la capitale de l'Italie après l'expédition de Brennus : chaque fois que l'on apprenait que les Gaulois faisaient un mouvement endeçàdesAlpes, la patrie était déclarée en danger.

APPLICATIONS

Dans les phrases suivantes, rélève remplacera les points de suspension par la locution convenable.

Je suivis un groupe de nouveaux arrivants, et j'entrai dans le bal. Ne vous hâtez pas trop de me crier haro, car, en vérité, j'étais à peu près dans la même position que ce pauvre baudet de La Fontaine. Il pleuvait, je n'avais point de parapluie, et je craignais de gâter mon chapeau neuf. Joignez-Y

Que de circonstances atténuantes ! et oiî est le pharisien qui oserait me jeter la première pierre ?

L'homme est plus fort que la femme ; il a une éducation virile ; il est favorisé des lois; il exerce les meilleurs métiers et gagne bien davantage ; il a à son service la locomotion : s'il est mal, il vogue ailleurs. La pauvre , hélas ! doit mourir sur

Dans les épidémies qui étaient si fréquentes au moyen âge, on accusait les juifs d'empoisonner les fontaines ; ils remplissaient le rôle de l'âne dans

Les hommes aiment naturellement tout ce qui vient du cœur, tout ce qui est grand, tout ce qui éblouit, et même tout ce qui est étrange. Une action héroïque, un acte de générosité, les émeut infailliblement et provoque leur enthousiasme. Il n'en est pas de même à l'égard de certaines vertus qui brillent plus par leur constance que par

leur éclat. Soyez , et votre nom sera immortel pour

un moment de courage sublime; mais Aristide, si le sort ne le place pas à la tête de la république, peut n'emporter au tombeau qu'une froide estime.

Le pape s'applaudit de la réconciliation des jésuites avec les jansénistes, et fit frapper une médaille qui proclamait la paix de l'Église

En venant annoncer aux hommes qu'ils sont tous frères, le christianisme a porté le dernier coup à l'esclavage. Si le maître se permet de frapper le serviteur, ce n'est pas la religion qui l'encouragera en lui disant :

Jocrisse, valet très-ignorant, son nom l'indique, pliait sous une pile de livres très-savants qu'il apportait à son maître. Celui-ci, qui aimait le mot pour rire, lui dit : « Eh bien, mon ami, te voilà comme »

On connaît l'obstination de la sculpture à revêtir tous ses héros du costume antique; son horreur pour le vêtement moderne n'est un mystère pour personne. Un statuaire se croirait perdu de réputation s'il n'affublait son

GRAMMAIRE LITTERAIRE Si

personnage de la toge ou de la chlamydo. Un frac, une cravate blanche à une statue ! !

M. Fabuleux, candidat légitimiste; M. Vertige, conservateur, et M. Gibraltar, radical, veulent tous les trois être notre député. Chacun d'eux m'a envoyé sa profession de foi, et, chose étrange, ces trois déclarations promettent un dévouement absolu aux intérêts du pays. Lequel choisir? La position où je me trouve n'est pas sans analogie avec celle où se trouva jadis

Voilà que mars nous envoie ses coups de soleil et ses giboulées, qui s'alternent comme les bergers de Virgile. Aussi il fautvoir comme tout Paris est enroué, eni^humé, grippé. Chacun paye son tribut, petit ou gros, au fléau du moment:

A première vue, je l'avais pris pour un homme simple, d'une intelligence bornée, mais il me développa des aperçus ingénieux, des idées élevées, des pensées profondes. Je ne pouvais en croire mes oreilles : le prophète hébreu ne fut pas plus étonné en entendant son ..... lui adresser des remontrances.

Les anciens ont eu beaucoup de vices qui nous sont étrangers et pour ainsi dire inconnus. Toutefois, il en est un, sinon le plus odieux, du moins le plus méprisable ; sinon le plus effrayant, du moins le plus à craindre : l'hypocrisie, , qui semble appartenir plus

particulièrement à nos temps modernes.

Cette chance inouïe qui me protège ne peut durer éternellement; mon bonheur m'épouvante, et parfois il me prend envie de faire à la mauvaise fortune quelque saerilice. Volontiers je demanderais pour

Quand on ne veut pas divulguer soi-même une chose que l'on désire cependant être connue, il n'y a qu'à la confier à quelques bavards et à quelques indiscrets, avec la recommandation de n'en point parler; ils l'auront bientôt apprise

22 r.IîAMMAl'lE LITTERAIRE

Oui, maman, j'ai pris les clefs que tu avais serrées dans ton armoire, j'ai ouvert doucement le garde-manger, et je me suis emparé du pot de confitures ;

mais j'espère que tu me pardonneras en faveur de la sincérité de ma confession.

Je viens de faire l'acquisition d'un vieux château qui, depuis cinquante ans, n'avait pour locataires que messieurs les rats. Comme ils s'en donnent! La nuit, c'est un tapage infernal ; on dirait que la propriété est envahie parmi régiment de Cosaques; mais je vais y apporter remède : mon domestique est allé à la ville pour quérir une douzaine de chats. En les lançant ce soir de la cave au grenier, je ne manquerai pas de leur crier sur un ton belliqueux : I

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