‹ Grammaire nationaleChapitre 206 sur 643 · EMPLOI DES POSSESSIFS AVEC DEUX ADJECTIFS LIÉS PAR OU · texte numérisé non relu

EMPLOI DES POSSESSIFS AVEC DEUX ADJECTIFS LIÉS PAR OU

nitiriTion de l'adjectif possessif. nos répétition de l'adjectif possessif.

Ils voulaient partager avec leur capitaine sa bonne Chacun sera jugé selon jet bonnes ou mauvaisei

ou sa m'mvnise fortune. (Vertot.) œuvres. (Académie)

Xolr e bonne ou notre mauvaise fortune àé\\m^ à& Sur ce plan gradué dans son exécution par une

notre conduite. (de Caillièhes.) marche successive, qu'on pourrait précipiter, ralentir

ou même arrêter selon son bon ou mauvais succès, on n'avancerait qu'à volonté.

(J.-J. RoDSSEiO.)

Sous le rapport grammatical, les exemples de la première colonne sont plus corrects que ceux de la seconde, puisqu'après la conjonciion ou, placée entre deux adjectifs qualifiant chacun un substantif, l'adjectif possessif se trouve répété; néanmoins on voit que J.-J. Rousseau, dans les cas aRalogues, ne s'est pas fait scrupule d'ellipser cet adjectif, et que par conséquent on peut, sinon autoriser cette ellipse, du moins la tolérer (Voir page 180, n" XGI.)

EXERCICE PHRaSÈOLOGIQVE.

Sa benne OD mgutaisu ccnrUilte.

Sesjutt^i oa ICI iojuitet rcprochi:!.

B*i |(iind«i ou let petite! eolirei.

Leurs boDDlWi on lecn miUiooDiUl procédés.

-^o N° CLXXXIL o^^

EMPLOI DE leur, notre, votre, sic.

Leur, etc.

Les hommes ont toujours leur intérêt pour base. On les volt, avant tout, consulter le plaisir.

(MoNTKbQCIOU.)

Le renne et le vigogne refusèrent de vivre dans nos climats, où ils m trouvaient pas même les plantes de leur pays,

(BîBSARDIN DE St-PheRE.)

La plupart des hommes emploient fa première partie de leur vie à rendre l'autre miséralle.

(La Bruyèke.)

Il ne faut pas s'étonaer de l'avidité de notre cœur à déslrei de nouvelles félicités.

(Pascal.)

Leurs, etc.

II ne faut jamais faire balancer les hommes cn're leurs intérêts cl leur conscience.

(Bbrsardin de St-Pierre.)

Les Grecs et les Romains, si fameux par leur patriotisme, ont regardé les autres nations comme «les barbares; ils ne les nommaient pas autrement , et ils mirent toute leur gloire à s'emparer de leurs / ays.

{Id.)

Je vous ai dit un mot sur Aristide et sur Epamlnondas, mais je vous ferai connaître leurs vics.

(GlRAULT-DuVIVlES.)

Le ciel, Je le vois trop, met au fond de nos cœurs. Un sentiment secret, au-dessus des grandeurs.

Maintenant voyons pourquoi le môme mot qui est au singulier dans les exemples de la première colonne, se trouve au pluriel dans ceux de la seconde. En itremier lieu li^s écrivains ont écrit au singulier leur intérêt, leur pays, leur vie, notre cœur, parce qu'ils ont envisagé d'une manière générale l'intérêt, la vie, ie cœur de ceux dont ils parlent, et qu'il n'est question que d'un seul pays. D'un autre côté, ils ont dit, au pluriel,

leurs intérêts, leurs pays, leurs vies, nos cœurs, par la raison qu'ils voulaient exprimer colleclivemenl plusieurs intérêts, plusieurs pays, plusieurs vies, plusieurs cœurs.

I^ar pir«.

L«ur eohut.

I^ur frooL Txrt canr.

L«ari enbcU.

r.con froDtJ.

Vm coBurt.

L«ar mit*.

Lear voiture.

Nstr* llu.

L«ar (ffriDi*.

L*nn merni.

I'«ari Toiturei.

Nstlltcf.

Ltnn tOfoi»,

»^o. N° CLXXXIII.

Leurs, adjectif, comparé avec leur, promom.

Leurs, adjectif.

Il faut autant de frais pour conserver les femmes, Qu'on en a prodigué pour attendrir leurs âmes.

(Dk Bikvrk.)

Songez donc qu'au grand homme il faut beaucoup de

[ place ; Des cèdres rassembles dans un petit espace Se nuisent l'un à l'autre et gênent leurs rameaux.

(CnÉ.MKR.)

... Tels sont les vrais guerriers :

Rivaux au cliamp de Mars, amis dans leurs foyers.

(De Bklloï.)

En tâchant d'usurper vos avantages , elles abandonnent les leurs. (J.-J. Roussbau.)

Leur , PRONOM.

Les grands perdent toujours à se glorifier, Et rien ne leur sied mieux que de s'humilier.

(DESTODCnKS.;

Le vrai contentement déride tous les traits : La brillante gaité, ce fard de la nature. Rajeunit les vieillards, leur donne un air plus frais.

(Favart.)

Les dieux, comme 11 leur plaît, peuvent en un moment. Nous mettre dans la gloire ou dans l'abaissement. (l'abbbGknkst.)

En leur peignant les hommes, peignez-ies-ieur tels qu'ils sont. (J.-J. Rousseau.)

La différence qui caractérise leurs, adjectif pluriel, et leur, pronom, c'est que le premier se joint toujours à des substantifs, qui , mis au pluriel, lui font conséquemment revêtir le signe de la pluralité : leurs âmes, leurs rameaux, leurs foyers; leur, au contraire, employé comme complément indirect d'un verbe, le précède immédiatement, excepté à l'impératif, et ne prend alors jamais d's : leur sied, leur donne, leur plaît. Observez encore que l'adjectif /eur5 se traduit toujours par un rapport de qualification, et leur , pronom, par un rapport d'attribution : leurs âmes, c'est pour les âmes d'elles; leur sied, leur donne, c'est pour sied à eux, donne à eux.

L«Drt erU.

l-eura eUnicuri.

Cl sont Ua leuri

EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE

Le'jr cil igré«ble.

L<ur eit conxnablt.

Donoti-let-leur.

L»un attraiti.

Laara i^ualitéi.

Taici Iti laurii

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