DIRECTS
AVEC l'impératif.
SANS NEGATION
Rends-mot chrétienne et libre, à tout je me soumets.
(Voltaire.)
Lève-fot , Alcione , ceins tes habits de deuil , livreioi à ta douleur, et ne laisse point ton époux descendre aux enfers privé de tes larmes.
(de Botjfflers.) Dépouillons-nous aussi d'une vaine fierté; ^'ous naissons , nous vivons pour la société.
(BOILBAU.)
Allez, conduisez-Za dans la chambre prochaine.
(Racine.)
AVEC NÉGATION
Dissipe tes doaleurs.
Et ne me trouble pas par ces indignes pleurs.
(Boilkau.) Ne félonne donc plus , si mon ame gênée Avec impatience attend leur hyménée.
(Corneille.)
Du lutrin, disent-ils, abattons la machine; Mais ne nous chargeons pas tout seuls de sa ruine.
(Boileac.) Si l'on vous propose de faire une mauvaise action, ne la faites point.
(Anonyme.)
Lorsque les pronoms personnels sont le complément direct d'un verbe à l'impératif sans négation, ils se placent après ce verbe, comme l'attestent les exemples de la première colonne. Dans ce cas, on fait usage des formes /noi , loi, le, la, les.
Mais si la phrase était négative, comme dans les exemples de la seconde coionne, on voit qu'en pareille circonstance les pronoms personnels précèdent toujours le verbe, et qu'alors ce sont les formes me, te, se qu'il faut employer.