‹ Grammaire nationaleChapitre 251 sur 643 · CCLXII · texte numérisé non relu

CCLXII

HORS DB l'impératif.

sans négation.

Madame, enfin le ciel près de vous me rappelle. Et, secondant du moins mes plus tendres souhaits, Voui rend à mon amour plus belle que jamais.

(Racine.) ... Pauvre science humaine!

Un Bl t'arrête, hélas! comme le moucheron Du bon Jean La Fontaine.

(Aimé-Martin.)

AVEC NEGATION

Il suffit: je conçois vos raisons et vos craintes; Je ne m'emporte plus en d'inutiles plainte;.

(Voltaire.)

Je ne te puis blâmer d'avoir fui l'infamie; Et de quelque façon cpi'éclatent mes douleurs, Je ne t'accuse point, je pleure mes malheurs.

(Corneille.)

c'est T)ieu qui nous fuit vivre ; C'est Dieu qu'il faut aimer.

(Maiderbe.)

Je vous l'ai déjà dit, aimez qu'on vous censure, El, souple à la raison, corrigez sans murmure. Mais ne vous rendez pas des qu'un sol vous reprend.

(BOILBAC.)

Lisez Virgile, heureux qui sait goftler ses charmes! Malheureux qui le lit sans verser quelques larmes!

Les cœurs remplis d'amhition Sont sans foi, sans honneur et sans affection ; Occupés seulement de l'ohjel qui les guide, Ils n'ont de l'amitié que le masque perfide.

(Crébillon.) Les amants, j'ose l'assurer, Se plaignent de la jalousie, El sont ravis de l'inspirer.

(Imbvrt.)

Si la douleur de notre captivité ne nous eût rendus insensibles à tous les plaisirs, nos yeux auraient été charmés de voir cette fertile terre d'Kgypte, semblable à un jardin délicieux arrosé d'un nombre infini de canaux. (FéNELON.)

Ce discours me surprend, il le faut avouer: Je ne vous cherchais pas pour l'entendre louer.

(Racine.)

Et, ne le voyant plus dans ces rochers déserts, Des ombres du trépas mes yeux se sont couverts.

(VOLTAinE.)

Aussitôt il crie à Hippias: Arrête, ô le plus lâche de tous les hommes, arrête ! nous allons voir si tu pourras m'enlever les dépouilles de ceux que j'ai vaincus; tu ne les conduiras pas à Tarente.

(FÉNELON

Songeons plutôt, quelque amour qui nous flatte, A défendre du joug et nous et nos états, Qu'à contraindre des cœurs qui ne se donnent pas.

(Racine.)

On voit donc par ces exemples que, dans les phrases énonciatives avec ou sans négation, les pronoms personnels me, te, se, nous, vous, le, la, les, quand ils sont compléments directs, se placent toujours devant le verbe.

EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE

a L'IMPERATIF

HORS DE L'IMPERATIF

• IKt ntClTIOIf.

Admire-inoi.

Dépoaillc-lai.

ren»ure»-vou3,

£TtTlDCZ-TOUS.

CoDdamnun>-Ie,

FlattonvU.

ExhortOBclc:.

ITEC IfEOÀTIOK.

Ne me crois p»8.

Ne t'abuse pas.

Ne Yrtus brouillei pas.

Ne »ouB gênn pai.

Ne la gSlex point.

Ne le prondei poin^.

Ne Icj (Icrangeons point.

•1X1 NEOlTIOn.

Je me réjouis.

Tu te prOBiaes.

On se respecte.

Vous nons désirei.

Non» Tou> avons attendas.

Qu'on \e console.

Il la Caresse.

ATEC KEOITIOK.

Je ne me flatte pas .

Il ne te regarde pas.

Ils ne s'aimaient point- On ne nons trahira pas.

Vous ne TOUS déchiriez pas.

Qu'on ne Tépargne point.

Il ne la veut pas.

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