I.e bouton^d'or, la pâle giroflée
Le chèvre-feuille à l'odeur parfumée.»
(Brugnot.) Nos peafs-maHrcs sont l'espèce la plus ridicule qui rampe avec orgueil sur la surface de la terre.
(Voltaire.)
I^ fleur de la reine-marguerite est très holle , et fait, en automne, le principal ornement des jiinlins.
(ACADKllIR.)
Le pot-au-feu du peupic est la base des cni[pires.
(JIlRABEAU.)
Depuis le déluge, r«rc-e«-cje/ a été un signe de le clémence de Dieu.
(DOSSLET.)
Les bcUes-de^mtit du Pérou, l'arbre tristcdcs Molu ques, ne fleurissent que la nuit.
Vainement l'homme élève des palais cl des arcsde-trioniphc, le temps les use en silence.
(AiMii-MARTia.)
11 n'y a pas de langue qui soil assez riche pour avoir autant de noms particuliers qu'il peut y avoir d'idées à exprimer; c'est ce qui nous oblige souvent à représenter une idée unique par plusieurs mois équivalant à un signe unique, comme quand on dit : Vavant- .'otireur, le bouton-d'or, des petits-maîtres, Varc-en-ciei, ](i pot-mi-fen , etc.
Les expressions composées, équivalantàun substantif, s'ai)pcllent substantifs composés.
Les mots q'ui composent ces sortes d'expressions sont lies pai un trait d union : ch^'
d' œuvre, arc-en-ciel.
EXERCICE ANALYTIQUE
(Désigner les substantifs composés.)
L'ivresse des Français est gaie, scintillante et téméraire ; c'est pour eux un avant-goût de la bataille et de la victoire.
(Le général Foy.)
L'honneur des femmes est mal gardé quand la vertu et la religion ne sont pas au\ avant-postes.
(LÉvis.)
Le serpent-à-sotmettes, caché dans les prairies de l'Amérique, fait- bruire sous l'herbe ses sinistres grelots. (Bkrnardin de St-Pikrrk.)
La clé du coffre-fort cl des cœurs c'est la même. (La Fostaink.J
La petite-vérole fait au Cap des ravages afFrcux. (Bernardin de St-Pikrrk.)
Les jambes de derrière des quadrupèdes forment un arc-boulant en avant.
(Id.)
Les chauves-souris sont de vrais quadrupèdes.
(BUFFON