ON DIT
Elle n'est pas tarie, la source de nos larmes, chère
Sophie. (Mirabeau.)
Il n'est donc plus, ce temps ou mille sentiments délicieux coulaient de ma plume comme un intarissable torrent 1 (J.-J. Roussiau.)
OTt POUBBAIT DUE EGALEMEHT i
La source de nos larmes , hélas 1 chère Sophie , ELLE n'est pas tarie.
Ce temps où mille sentiments délicieux coulaieni de ma plume comme un intarissable torrent , hélas J IL n'est donc plusl
Ils tombent , cps palais que l'.nrt en vain décore ; Kt de ce? bois en llour«, où de tendres serments
Hier retentissaient rnc(ir(î
Sortent de longs gémissements.
(Cas. Delavignb.)
Ces palais que- l'arl en vain décore , if.s tombent; et de ces bois en fleurs . etc.
Comme on le voit, on peut, lorsque le nom sur lequel roulo le discours est exprimé, exprimer également les mois // , elle, etc., destinés à en rappeler l'idée; et ces mots, ainsi que 1<; verbe (jui suit, peuvent commencer ou terminer la phrase au gré de l'écrivain. Mais il faut bien se garder de croire, avec les grammairiens, que les pronoms î7, elle, etc. , soient, en pareille circonstance, des doubles sujets, des pléonasmes, et que, par exemple , dans les vers de Casimir Delavignc, ils tombcnl ces palais, il y ait inversion et que ce soit pour ces palais tombent. Entre ils tombent ces palais et ces palai. tombcnty il y a une différence bien grande. Dans ce dernier cas, non-seulement on énonce simplement un fait , mais on indique aussi, ou l'on paraît indiquer du moins que ce fait est assez ordinaire. Dans le premier, au contraire, outre la grandeur et l'énergie de la phrase, le poète marque l'étonnement qu'il éprouve à la penséti que ces palais , ces palais décorés avec tant d\irt , puissent tomber; il lui semble que les ornements dont l'art les couvre devraient les mettre à l'abri de tout accident. Et comme la chute de tels palais le préoccupe plus encore que les palais eux-mêines, il comvnence en disant : ils tombent; mais, craignant que ce mot ils ne soit attribué à d'autres objeis qu'à ceux qu'il a dans l'esprit , il ajoute aussitôt : Ces palais que l'art en vain décore. Ces derniers mots, ce n'est pas pour lui qu'il les exprime; ils lui sont inutiles, car il sait parfaitement ce dont il veut parler; mais c'est pour le lecteur, qui, sans cela, ne le comprendrait certainement pas. L'analyse logique du vers entier est donc celle-ci : ILS tombent (ils je veux dire) ces palais que l'art en vain décore ; ou bien : ( Quant à ) ces PALAIS que l'art en vain décore, ils tombent : où l'on voit que le mot palais n'est pas, ainsi qu'on le prétend, le sujet du verbe tombent, mais bien le fragment d'une expression elliptique qu'il faut rétablir pour comprendre toute la pensée de l'écrivain.
Elle eppro-lie néanmoini. cette mort ineiorable Cette mort ineiorable, elle approche néanrooinj.
yuil en beau.cc t.nipleéle»é à ramiiié I Ce temple éle»é à l'amitié, qu'il est beau 1
EXERCICE PURÂSÉOLOGIQUE.
'le Cette mort ioeiorable,
^- ■ - 1 . - , Ce temple életé à l'amiiic, qu u cbi srau i
T °*. ""«"'''» P'"»- *«« beureui lempi. Cet beureui temps, béUt ! il ne retiendra plus
ue.1 li, cet enfant. Cette amitié, où e.t-elle ) Cet enfant, ileil là. Oà esl-eUe, cette amitié?