‹ Grammaire nationaleChapitre 273 sur 643 · SUITE DU NUMERO PRECEDENT · texte numérisé non relu

SUITE DU NUMERO PRECEDENT

PBETKNDU DOUBLE SUJET.

11 aperçoit bientôt assez près de lui le noir Tartare : il en sortait une fumée noire et épaisse dont l'odeur empestée donnerait la mort , si elle se répandait dans la demeure des vivants. (Fénelon.)

Il se fait une révolution universelle de tout ce qui est au-dedans de lui , comme si on bouleversait toutes ses entrailles. [Id.)

n se trouva là par hasard un jeune homme.

(MOSTESQUIEU.)

Il est une ilc, affreux rivage, Moitié peuplé , moitié sauvage.

(Gressbt.)

Rarement il arrive des révolutions chez les peuples heureux. (Boisti.)

sujet unique.

De cette caverne sortait de temps en temps une fumée noire et épaisse qui faisait une espèce de nuit au milieu du jour. (Fénelon.)

Rien ne s'est fait sans la volonté du Créateur.

(BoiSTE.)

Quelques rayons de miel sans maître se trouvèrent.

(La Fontaine.)

Non loin des bords du Clier et de l'Auron , Dans un climat dont je tairai le nom , Est uu vieux bourg, dont l'église sans vitres, A pour clergé le plus gueux des chapitres.

(Gbbssbt.)

Cependant une maladie cruelle ravageait la contrée ; un médecin habile y arriva du pays voisin.

(MoNTHSnuiSD.)

(1) 71 , en parei] cas, n'est autre chose que Villud dos Latljis.

Quand Lemare dit que dans ces sortes de phrases , il sortait une fumée, il se fait une Tcvolution, ce mol // ne joue plus son rôle ordinaire, qui est d'être relatif à un substantif jnnsculin, précédemment exprimé, nous sommes d'accord avec hii, et nous pensons aussi que , dans celle circonstance, il est Vilhul dos Latins et signifie cela, ce que je vais dire; mais quand plus loin Lemare ajoute que le mot qui suit le verbe est un double nominatif dont le verbe est toujours sous-enlendu , nous le croyons tombé dins une grande erreur. Nous qui attaquons les pléonasmes comme une autre hydre, nous croyons que les mois fumée , révolution, etc., loin d'être des doubles sujets, sont au contraire les compléments de verbes sous-entendus , et que il, comme le, a la vertu d'indiquer toute une proposition. Ainsi, dans celle phrase : je le savais, que vous mentiez, le signifie cela, ce qui suit, à savoir que vous mentiez; de même dans, il sortait une fumée noire et épaisse; Use fait une révolution universelle, il, cela sortait, cela se fait , je veux dire une fumée , une révolution , le mot il indique un groupe de mots qui est je veux dire une fumée , je veux dire une révolution, où l'on voit que fiance et révolution sont compléments du verbe dire sous-enlendu. D'après cela qu'on reconnaisse donc avec nous qu'il ne peut y avoir de doubles sujets, et que les pléonasmes n'existent récllemcni I>as.

Quant aux phrases de la seconde colonne, elles ne peuvent donner lieu à aucune d'Hiculté, puisqu'elles sont construites suivant l'ordre direct.

R «rrite de» troupei.

Il «e fait Iraurouii d'affairti

Il aort une fumée.

Il lurvieiit un orage.

U l'agite une ijiicslioa

EXERCICE PHRÂSÉOLOGIQUE.

Il itirTleiit un *Ȏnement.

Il »e dit de bette» cLoie».

11 part m ballon.

Il naît uu iuccn'Iie.

11 le décioe une grande alTjire

Il pleut de» pierre». Il eit une Tille

11 se raconte de firande» histoire». Il »e donne un grand combat.

Il part un fiu d'artifiee. Il »e jette toute? «orte» de cboMt.

Il surgit une rèroluliou. i\ «e troute des tioinme».

Il se vide une querelle. Il »e tient un marrlié.

^^*^a ]\« CCLXXXIV. c:«^— ^

ÉQUIVOQUES OCCASIONÉS PAR LES rHONO.MS il, elle, ils, ellCS , ETC.

PlinAS£S VICIEUSES.

Tous les autres écrivains ne sont au-dessous de Moïse , d'Homère , de Platon , de Virgile et d'Horace , que parce qu'ils ont écrit naturellement , fortement, délicatement ; en un mot , parce qu'ils ont exprimé le vrai.

Sans vouloir diminuer I« gloire de Newton, on peut remarquer qu'il doit beaucoup à Galilée; il lui a donné la théorie de la pesanteur.

Samuel offrit son holocauste à Dieu , et il lui fut si agréable qu'il lança au même instant la foudre contie les Philistins.

ITtjperide a imité Démosthène en tout ce qu'il a de beau.

PHRASES CORRECTES

Moïse ■> Homère , Platon , Virgile et Horact ne sont au-dessus des autres écrivains que parce qu'iJ< ont écrit naturellement , fortement, délicatement; en un mot , parce qu'ils ont exprimé le vrai.

(La BRuyÈRE.)

Sans vouloir diminuer la gloire de Newton , on peut remarquer qu'il doit beaucoup à Galilée ; car celui-ci lui a donné la théorie de la pesanteur.

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