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ADDITION AU NUMÉRO PRÉCÈDENT

Voyez Aigues-Mortcs , Fréjus , Ravcnne , qui ont été des porls et qui ne le sont plus.

(A'OLTAIRK.)

Qu'appelez-vous douze hommes de bonne volonté ? ^ Nous le sommes tous.

(Marmostel.)

Le$ belles choses le sont moins hors de leur place. (La Bruyère.)

Est-ce que nous sommes la cause qu'ils s'cj éloignent ? oui , nous le sommes.

(Marmontel.)

Les objets de nos vœux le sont d»nos plaisirs.

(Cor.neillk.)

Les Romains avalent des oracles qui promcltaicci à Rome d'être la capitale du monde, et elle la devint. (BER>iARr>i.N de Sr.-PiEaaE.)

Par ces exemples, on apprend qL'en violation do la règle fondamentale , précédemment établie, il est des cas où, lors môme que les substantifs Sont déterminés, le relatif qui le représente doit être toujours le. En cela, voici le conseil que nous donnerons. Ce qu'il y a de mieux à faire, c'est de se consulter sur ce qu'on a à exprimer. Si Ton veut représenter expressément le substantif de la proprosition précédente, la construction est naturelle, et l'on emploie le pour le masculin singulier, la pour le féminin singulier, et la pour le pluriel. Si l'on ne veut pas exprimer l'idée d'un substantif, la construction est figurée, il y a syllepse, et l'on fait toujours usage du mot indéterminé le.

Il est des grands hommes qui ne le sont que par des vertus. D'Aguesseau était destiné à J'être par les talents. (Thomas.)

Ah ! je lo sens , je n'ai pas été seul malheureux ; et toi , Sophie , malgré les distractions qui t'obsèdent, tu ne rétais guère moins que moi.

(Mirabeau.)

Ces deux exemples servent à démontrer que le relatif /e peut représenter un substantif ou un adjectif différant en genre et en nombre avec ceux qui sont exprimés. En effet , dans la première colonne , /e remplace les mots grands hommes; et, dans la seconde colonne, il tient lieu de l'adjectif malheur eme.

EXERCICE PHRASÈOLOGIQVE.

Det bommei d'efprit, Toui ue ïe «erei ijmtii. Ii<i rtuici de Dolr« éléTatioB le lont louTeot de Si too» ilei baierde tolre frère ne l'es! j»»

Cue femme de mériU, tu ne le lerai jamais. notre r' ine. moiua.

Doe dame de maison, lu le serai un jour. les pauvres oe le seront pas toujoura. Puisijjie ie mari est jaloui. la femme doit l'Jlre.

Ceaiqui étaient des dieux pour les anciecs ne Nous a?ons et* rich- s, ma 6lle, tu le seras aussi. Quand une chose est juste, ks conséquence*

le «ont pas pour nous. Dès que Ma» aTons été heureui, espère, ma doifent l'être.

Direi-TOus qoe noua eu sommes les auteurs? — fille, que lu le seras également Si »oas «les prodigues, je ne le suis pas.

Oui, TOUS l'êtes. 8i les hommes ne lout pas f ertaettz, les femme« Parce que tous êtes menteurs faul-il que noaa

Sojei briie, je le serai. doJTent l'être. .e soyons }

— ^^^s N° CCXCI. ®^^

Le siGMFiAniT cela kt bbmplaçant une proposition.

Petits esprits , ce que je viens de dire , C'est bien pour vous que je Tai dit : Ce n'est pas assez de tout lire , Il faut digérer ce qu'on lit.

(de Bouitlebs.) Le méchant peut trouver un complice ; Mais il n'est ici-bas, et le Ciel l'a permis , Que les honnêtes gens qui puissent être amis. (Colin d'Harleville.) Autant que je le puis , je cède à tes raiso s ; Elles calment un peu l'ennui qui me dévore.

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