AUBERT
D'après ces exemples, que devienl la règle des grammairiens, qui prétendent que le nom personiii'l soi n'esi jamais d'usage qu'avec un sujet indéterminé? N'est-il pas fhideui, au contraire, que soi peut très bien s'employer avec un sujet déterminé, et que la règle posée par MAI. Noël et Chapsai, Giraull-Duvivier, Wailly, etc., est toutà-fait fausse? Nous venons, les faits à la main, de prouver que l'on peut se servir du mot «oiau lieu de lui, d'eUes, d'eux, d'elles. Cepcndani, comme le remarque Judicieusement Boniface, ces derniers pronoms sont d'un usage plus général avec des substantifs déterminés; mais il n'est pas moins certain que l'emploi de soi, dans ce cas, n'est point vicieux. Nos meilleurs auteurs, tels que Corneille, Racine, Boileau, La Bruyère, Voltaire, Marmontel, Dossuet, Massillon. Fénelon, Bujjfon, etc., nous en offrent de nombreu.v exemples, qui donnent un démenti formel à lii règle des grammairiens.
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ÉQDIVOQVËS AUXQUELLES POURBAIE.NT DONNER LIEU SOi ET lut.
n n'onvre la bouche que pour répondre ; il tousse , Dieu était dans J.-C, réconciliarit le monde UTer
il se mouche sous son chapeau , il crache presque soi. iBouRDALonB.)
sur soi. (La Dçuybrh.)
Dès qu'il peut y avoir équivoque, il faut toujours se servir du pronom soi. En effei, si l'on mettait /wf dans la phrase de La Bruyère, on ne saurait plus si c'est à ri ou à chapeau que soi se rapporte. Il en est de même dans la plirase de Bourdaloue; soi , à la place de /?</, ôle l'ambiguïté qui pourrait résulter, avec ce dernier mot, entre Dieu et J.-C.
EXERCICE rnRÀSÈOLOGlQlE.