‹ Grammaire nationaleChapitre 282 sur 643 · I. 'été epporle avec lui bien des richesse · texte numérisé non relu

I. 'été epporle avec lui bien des richesse

I e printemps ramiiie aiec lui lu beaux jours l.'hÎTcr traîne <i»ee lui les frimas.

L'automne apporte avec lui des fruits.

J es épidémies entraînent aprè» elles bien dei ealamilés. Tes guerriers ont en eux quelque chose de grand.

II me donna i^rgent et jeta les yeux sur «oi. 11 ne lui donna rien et prit tout pour soi.

1/été amène avec soi les grandes ebaleurs.

L« printemps ramène aiec soi les fleurs et la terdure.

L'hifer traîne aïec foi les longues soirées.

L'automiv apporte avec '■oi toutes «orles de fiuît*.

Les épidémies eaiLent en soi des élrmtnls de mort

Les nobles guerriers d.oiient porter eTi soi le mépris d« la ïie.

Il partit née son frère, et mit sur soi le bapnge.

Il tortil atee lou cbien, a;ant sur soi les cUfs.

:^^£S ]V° CCCT, ^-^"^ ^^^

foi E.V RAPPORT AVEC UN NOM PLURIEL.

Seigneur, que tant de profanations que les gnerres II est un certain travail du temps qui donne aux

trament après SOI, \ous fassent enfin joler des yeux choses humaines le principe d'existence qu'elle»

de pitié sur votre Eglise. (Massillon.) n'ont point en soi. (Chateaubriand.)

Y a-t-il des corps subtils en soi ? Tous les animaux ont en soi un instinct qui ne 1?»

(CoNDiLLAc.) trompe jamais. (Buffon.)

Les nouveaux enrichis se ruinent à se faire rao- De joi-dlsant docteurs. (Académie.)

quer de soi. (La Bruyère.)

L'Académie et un grand nombre de grammairiens disent que le pronom soi est seulement du singulier. Cependant les exemples qui précèdent nous prouvent la fausseté de cette assertion. On voit, en effet, que le pronom soi peut se trouver en rapport avec un nom pluriel, tout aussi bien que le pronom se. 11 est même des cas où l'on ne pourrait se dispenser de faire usage de soi au pluriel, témoin la plirase suivante : Ces entrepreneurs, qui jusqu'alors n'avaient travaillé que pour les autres, ne travaillent plus que pour SOI. Essayez de mettre eux à la place de soi, et la phrase devient équivoque.

-**^.*^o; N° CCCîI. ^s^^— -

DES PRONOMS PERSONNELS moi-même, toi-même, etc.

.la cherchais à m'expliquer à mot-wcme ce qui a pu porter les bnmmcs à quitter l'abri des bois, l'air pur des montagnes et le charme éternellement attacbé aux belles prairies. (De Boufflsrs )

PLURIEL

N'allons point nous appliquer à nous-mêmes les traits d'une censure générale ; et profitons de la leçon . si nous pouvons , sans faire semblant qu'on parle ;i nous. (MoliïbH

11 me semlile que les chv)ses ne sont en cUes-mêmsi ni pures ni impures : je ne puis concevoir aucune qualité inhérente au sujet qui puisse les rendre telles.

(ilo.MESQLIEU.)

Ceux qui se font graïuitcment des ennemis ue savent pas qu'ils se font à soi- mêmes de très-grands torts. f ".)

Que deviendriez-vous , jeunes filles , si , laissées à vous-mêmes , vous n'aviez pas de bons parents pour vous enseigner les leçons de l'expérience?

(^AiNO.NYME.)

Los remèdes sont eux-mêmes de véritables maux qui u>ent la nature , et dont il ne faut se servir que dans les pressants besoins.

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