‹ Grammaire nationaleChapitre 29 sur 643 · I.e cheval aime l'iiommc, il aspire à lui plaire · texte numérisé non relu

I.e cheval aime l'iiommc, il aspire à lui plaire

(Ross ET.)

Le taureau est un animal indocile et fier.

(Id.) Le bœuf au pas tardif a la force en partage.

(M.) Le cerf craint beaucoup moins l'homme que les chiens. (Buffon.)

Le bouc suit avec peine et traîne un pas tardif.

(ROSSET

Le coq matinal éveille les hameaux.

(MiCHAUD.)

Le mouton est encore plus timide que la brebis.

(bUFFON.)

Lclièure, si rcclierché pour la table en Europe, n'est pas du goût des Orientaux. (Buffo.n.)

2« SÉRIE. — FE.MKLLES.

Les femmes sont la plus belle moitié du monde. (J.-J. Rousseau.)

La jument résiste à la fatigue, à la faim et à la soif. (Buffo.n. 5

La génisse se plait dans un gras pâturage.

(ROSSKT.)

La vache donne du lait en grande quantité.

(Beequi.n.)

La biche, encore enfant, d'épouvante bondit.

La chèvre aime à gravir au sommet des coteaux.

(Ross ET.)

La poule près de nous aima d'être cnplive.

(MlCHAUD.)

La brebis des hivers redoute la saison.

(Ross ET.)

La hase est la femelle du lièvre.

(VaLMONT de BOMARK.)

Ces exemples nous démontrent que souvent, pour désigner le mâle et la femelle d'une même espèce, on emploie deux mots différents : homme, femme; cerf, biche, etc. Aux noms 3ités dans le tableau précédent il faut ajouter ceux comprisdans l'exercice suivant.

Une chose à remarquer, dit un savant grammairien, c'est que les mâles, les femelles, et souvent les petits des espèces d'animaux qui contribuent le plus ou à i'uliliié, ou à Tagrémenl de l'homme, sont distingués par des noms différents (2); au lieu que dans les espèces moins rapprochées de l'homme, et moins utiles, ou à ses plaisirs, ou à ses be-

i pronoaccnt daine comme s'il / arail dine. Nous ferons obscrVir c]ne ce ne .sont pas Ions '■ ulcniunt ceux ijui croient que le niastuliu est dine, el ils duireut être en petit Bcmbrc anjourd'i^v

(i) L'AcaHc'mie dit que les cliasseu chaiMurs qui |irnnoni'( nt ainsi ; mais que prestpic tous les tli.nsseurs savent lire.

(2) Le coq, la poule, le chapon, la poularde, le poulet, les poussins. Que de substantifs pour des individus lune même espècel... Le veirat, la truie, le coolioa, le porc, les pourceau.^. —Le cheval, la jument, le

( 37 ) soins, le mâle ella femelle sont désignés par un seul et même substantif, tantôt masculin, tantôt féminin, sans égard au sexe de l'individu qu'on veut nommer; et que, pour désigner les petits, il faut employer une périphrase (1).

Et cela est naturel. Ce sont les besoins qui ont contribué à enrichir les langues; avec de nouveaux besoins naissent de nouvelles idées, qui, pour être communiquées à nos semblables, exigent, ou que l'on crée de nouveaux mois, ou que l'on donne une acception nouvelle à des mots déjà usilés.

Or, comme les objets dont nous nous cnlrelcnons fréquemment sont ceux que noua avons besoin de désigner avec le plus de précision, pour éviter des méprises fréquentes, il a fallu créer des mots nouveaux qui désignassenlcesobjcts. Qu'on imagine un moment que nous n'avons que le seul mot bœuf, par exemple, pour désigner indistinctement tous les individus de cette espèce de quadrupèdes; il est facile de voir que, chaque fois que nous voudrions parler de ces animaux, il faudrait, ou user de circonlocutions pour désigner avec précision le mâle, la femelle, les petits, ou nous exposer à être malentendus. Le laboureur, vingt fois par jour, se trouverait dans le même embarras, ou tomberait danslemême inconvénient. Aussi, non contents des substantifs taureau, vache, génisse . veau, les laboureurs, pour dénommer chaque individu avec une exacte précision, donnent-ils le plus souvent à chacun un nom propre, tiré delà couleur de l'individu, ou de toute autre circonstance. Tant il est vrai que c'est le besoin do communiquer ses idé-'^s avec précision, qui fait cn'-rr les mots et qui enrichit les langues!

(Des

EXERCICE ANALYTIQUE

-MitT les noms masculins et les noms fcminin?.'!

Eulon.

Cour«ier(2 J Carolo.

Haqamio.

Frère Bourdon.

Sœur.

Abeilla

Chapon.

Ponlirde.

Guenon.

Mouton.

VerraU Brel.is.

Truie.

Bouc

Pouitt

Cl.ètn

Siumon.

Beccard '5.)

--^^^^^^o ^^ XII. ^^^^'

KOHS, SOIT MASCULINS, SOIT FEMIMNS, SEftVAIVT A DESIGNER TOUT A LA FOIS LE MALE ET

Page 1