N° CCCXXI
En COMPARÉ AVEC de lui, d'elle.
La vie est un dépôt confié par le ciel , Oser HN disposer, c'est être criminel.
(Gresset.)
Le zèle est une vertu qu'on n'estime plus : on s'en moque comme d'un usage qui convenait à la grossièreté de nos pères. (Fléchier.)
J'aime trop la valeur pour en être jaloux.
(La Harpe.) On revient d'une eireur à force d'EN rougir.
(De I?KLr.oY.) Celui qui est dans la prospérité doit craindre d'EN a^u?o^. (Fénelon.)
AVEC de lui, d'elle, etc.
Numa avait de longues conversations arec la nymphe Egérie ; on ne voit pas que César en cùl avec Vénus, quoiqu'il descendit d'ELLE en droite ligne. (Voltaire.)
Uercule , qui avait vaincu tant de monstres , ne pouvait vaincre cette passion (l'amour), et le cruel enfant Cupidon se jouait de lui.
(FÉNELON
Timocrate ne perdait pas un moment pour me faire remarquer cette intelligence , et pour m'obliger à perdre Philoclès pendant que je pouvais encore m'assurer de lui. dd.)
Nous pouvons dire qu'en général on se sert du pronom en, lorsqu'il est question d'êtres inanimés, de cboses; et que, s'il s'agit, au contraire, de personnes, on doit employer de lui, d'elle^ d'eux, d'elles, etc. pour en rappeler l'idée. Pans la plupart des grammaires, cette règle est posée absolument, mais nous verrons, dans le numéro suivant, que l'usage, ici comme ailleurs, ne reconnaît point de règle absolue.
(1) Tout le monde connaît l'excellent Traite des participes qu'a publié ce grammairien, aussi savant que modeste. Cet ouvrage se recommande à tous ceux qui aiment à voir les règles appuvées de l'autorité des écrivains, qui seuia sont nos maîtres.
lia rt«Ltai ui cuena .'e m'en un.
Oa en parle, Panrquoi eo rire ?
1^9 6b ont peur.
BLa •'eo élaitoe
( 387 ) EXERCICE PHRASÉOLOGIQVE
BB PIRSOBRIS
Je me aeri de lui.
On parle d'elle.
Pourquoi rire d'eux?
Ils ont peur d'elle».
Elle s'éloigna de lui.
m ciciii
On s'en débarrasse.
Pourquoi s'en moquer ?
M un père i en passa Le roi s'en défit Tu t'en eui(,a:exss.
On sedébarratse <i VU*.
Pourquoi se moquer d-eoi ?
Mon père se paf>.i .1 eUes.
Le roi se défit d'e.'i.
Tu t empareras de lot
^^^.^^ N' CCCXXIL
EMPLOI DE en ou de lui, d'elle, etc., avec des isoms de personnes.
AVEC en.
Un vieillard amoureux mérite qu'on en rie.
(Corneille.)
Auprès d'Anselme encor nous vous excuserons, Pour en pouvoir tirer ce que nous désirons,
(Molière.)
Amiens , Reauvais . Langres et Autun , dépeuples par les vexations des exacteurs , en reçurent des colonies (Anquetil.)
AVKC de lui, etc.
. ,. Qui rit d'autrui, Doit craindre qu'en revanche on rie aussi le lui.
(Molière.)
Ce qu'on donne aux méchanis toujours on le regrette. Pour tirer d'eux ce qu'on leur prête , Il faut que l'on en vienne aux coups.
(La Fo.ntainh.) Eh! qui pourrait compter les bienfaits d'une mère / A peine nous ouvrons les yeux à la lumière, Que nous recevons d'elle, en respirant le jour. Les premières leçons de tendresse et d'amour.
(Ducis.)
Dans toutes ces phrases, il n'est question que de personnes, et cependant .'es tienvains, malgré la règle des grammairiens, ont employé, à leur gré, en ou de lui, d'elle, etc. Rien ne nous empêche de les imiter.
J'en reçu»
J'en approrbert).
Il en était cfaéri.
U l'en 6t un allii.
EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE
Je reçus de lui.
J approcbai l'elU.
Il était cliéri d'eux.
Il se fil de lui un allié
File n en lut paa eateudua lU'en servit.
Vous en êtes jalnui.
Ils en sort tiers.
EU* ne fnt pai eolendce de lai.
Il se sertit d'elles.
Vous êtes jalsui d'eue lia sont, fiers d'elle.
r cGcxxîii. 2^^
Klk^COOOO
£fJSE U.A.PPORTANT A DES NOMS DE PERSONNES, ET de lui, d'elle, ETO. A DES NO.MS DE