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Sonî-ce des religieux qui parlent ainsi ?
(Pascal.) Etait-ce des palais ? (Delille.
N'étaient-ce pas les mêmes hommes ?
(Chai eaubriand.) Quoi donc, à votre avis , fut-ce un fou qu'Alexandie?
(Boileau.) Fut-ce des avis à dédaigner ?
(Planche.) Peut-être n'a^ce pas e<e par hasard que les sciences se sont tenues entre le mont Atlas et la mer Baltique?
(Fontenelle.) Sont-ce des lièvres qui vous ont pris ?
(M™» DK SE VIGNE.)
Qui jugera ce grand procès? sera-ce la raison P
(Voltaire.)
Sera-ce vos frères que l'on choisira?
(Planche.)
Moi l'cmpoiter ! et que serait-ce Si vous portiez une maison ?
Si l'homme a une raison universelle , ne serait-ce point parce qu'il a des besoins universels ?
(Dern.*de Saint-Pierre.)
Qui que c'ait été qui vous l'ait dit , il s'est trompé.
(Planche.)
Si vous aviez demandé quelqu'un, eût-ce, auraitce été moi ? (Dessiaux.)
Un Irlandais ne conclut pas de marché , fût-ce pour un seul penny, sans éloquence , sans discussion, sans clameurs , sans contorsions véhémentes.
J*1ULARÈTB CnASLBS.)
x« j?rand usage de ce employé sans substantif, c'est, comme on le voit, de se placer
devant les temps personnels du verbe e>e. Dans les interrogations et les exclamations
on le met après ce môme verbe auquel on le réunit au moyen d'un tiret. 11 se met éga-
emeni^ après le verbe à l'imparfait du subjonciif: Fût-ce, résultat d'une grande ellipse:
( quand la nécessité voudrait que) ce fût {même), etc.
Mais la transposition de ce^ après le verbe être^ soit par interrogation, soit p&r exclamation, peut-elle toujours avoir lieu?
M. Bodiiface trouve sont-ce trop dur et va jusqu'à le proscrire. Tous les écrivains en verset en prose protestent contre cet injuste arrêt.
On dilfùt-cey au singulier comme au pluriel : furent-ce,fussent-ce ne seraient pas supportables.
Ont-ce été est inusité; on y supplée par le présent sont-ce? — Sont-ce des fièvres qui vous ont pris?
A-ce été est peu usité ; on y substitue est-ce?
Seront-ce est trop dur, il n'est pas usité.
On élide Ve de ce et on le remplace par l'apostrophe devant est, était, étaient, a été, oyit été. Ainsi on dit : c'est, c'était, c'étaient, c'a été, cont été (1). Cette élision a lieu aussi devant le pronom en. Exemples :
Narcisse, c'«n est fait , Néron est amourecx.
(Racine.)
Madame , c'en est fait , et vous êtes servie.
(Racisk.)
Nous disons suivi du verbe être, car si en avait pour suite tout autre mot, ce ne subirait point d'élision. Exemple : ce en quoi il faut imiter La Fontaine, c'est en ce qu'il n'a imité personne. (Arnault.)
L'analyse de ce vers : c'est 7in méchant métier que celui de médire, est celle-ci : ce ( ml- TiEP.) que (je vais désigner, c'est-à-dire) celui de médire, est un méchant métier. Tous les Cas analogues peuvent être soumis à la même analyse.