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CE PEUT, CE DOIT, ETC

Figiirez-vou3 quelle joie ce peut être que de relever !a fortune d'une personne qu'on aime.

(Molière.;

Sottes de ne pas voir que le plus grand des soins , Ce doit être celui d'éviter la famine.

(La Fostaine.)

Les Portugais auraient dû , ce semble , établir toute leur puissance dans cette lie (de Ceylan).

(Ravnal.)

La noblesse et l'argent sont brouillés, ce me semble , A ne pouvoir jamais se bien remettre ensemble.

(BOURSAULT

C'est un défaut capital qu'il faut éviter dans quelque sujet que ce puisse être.

(VOLTAIRK.)

Je devais, ce dis-tu, te donner quelque avis Qui te disposât à la chose.

(La Fostaink.)

Un tiens vaut , ce dil-on , mieux que deux tu l'auraa.

Doux trésors , ce dit-il, chers gages qui jamais N'attirâtes sur vous l'envie et le mensonge.

. . . Soit fait , ce dit le frère. (M.)

Il lui fallait quelque simple bourgeoise,

Ce disait-elle. Un petit trafiquant ,

Traiter ainsi les flUes de mon rang ! (/d.)

Il emprunta. Quand ce vint à payer,

Et qu'à sa porte il vit le créancier.

Force lui fut d'esquiver par la fuite. (M.)

Ce peut aussi se placer devant les verbes pouvoir, devoir, suivis t!e être, cl devant les verbes dire et sembler. C'est parce que l'auleur de la Grammaire des Grammaires a fait, comme tous les autres, son ouvrage en l'absence des faits, qu'il a avancé que « quand » ce est pronom démonstratif, il n'est joint qu'au verbe être. »

(1) On doit écrire c'a été, c'ont clé, et non c'a été. ç'ont été, l'apostrophe dispenjaiit de la cédille : Chacun a ses fantaisies : c'a toujours été la mienne, et je ne pense pas comme Horace sur ce point là.

(J.-J. Iîousskao.)

EXERCICE PIIRASEOLOGIQVE.

Ce lui ftti l«» jeunei gm».

X cefii doit nous i<r<ir t>* M qui l« (*!'•• A Biouf ce qui doit *tr» timè.

«;c peut Hn trti.

C« que foui djtci.

A «e qu'il fait.

13a ce qu'il pfne.

Faite! e« qu'on foui dit.

Ce dsit lira faui.

C'ect mon ami.

C'était ion idée fiie.

Ce fut un f:raiid homme.

Ca tara un hérof.

Ca ma acnilile.

Bilr«« totre ami Etait<e un Miaut.

Fut-re uu babile koBuna Sera-ea uu barot Ca dit-JL

^ N" CCCXLIV. e^

Ceci, cela.

Ceci.

Ceci ne me plait pas , dil elle aux oisillons.

(La Fontaine.)

Je suis un peu surpris de tout ceci Apprenez bien ceci.

(Massillon.)

{Id.)

Cela.

Cela dit, maître loup s'enfuit et court encore.

(La FoNTAim.)

La grenouille à cela trouve un très-bon remède.

Vous n'avez pu désavouer cela.

^Pascal.;

Ceci cl cela s'emploient dans tous les rapports et ne se disent que des choses. Ces deux mois, qui sont une contraction du dtimonslralif ce et les adverbes ci et là, supposent toujours entre eux un nom que l'ellipse sous-enlend. Ceci, cela, c'est pour cet objet-ci, ce discours-ci, ce propos-ci, ce fait-ci; cet objet-là , ce discours-là , ce propos-là , ce fait-là {\}.

Ceci ET cela comparés.

Ceci.

Cela.

J'aime cette maxime chinoise : l'àme n'a point de secrets que la conduite ne révèle. Cela est vriû à Paris comme à Péliin. (Suard.)

Quant aux riches , mon cher petit Pollux , dis-leur ceci en mon nom : Ali ! Insensés , pourquoi gaidezvous poi;,'ncuscment cet or, et vous tourmentez-vous à calculer vos usures ? (Bbli.n de Balu.)

On se sert de cm pour indiquer ce que l'on va dire, et de cela pour rappeler ce qu'on a dit. Cependant l'asage permet souvent d'employer indifféremment l'un pour l'autre. Exemple : On voit des femmes qui, sans être ni vieilles 7ii laides, n'en plaisent pas davantage; et CECI s'applique à la voisine du chevalier. (Lemonïey.)

Cela DÉSIGNANT UNE PERSONNE.

il aurait bien besoin do deux grains d'ellébore, il était moins distrait hier qu'il n'est aujourd'hui : Ce /a croit tous les jouis, je me gâte avec lui.

(Uecnard.)

Elle est de ces beautés qui, malgré leur mérite , Ne sauraient pour longtemps s'assujettir un cœur- Tiens ! cela ne sait pas rappeler son buveur.

(PiaoN.)

Bien que cela ne se dise que des choses, cependant on peut l'employer aussi à l'égard

(1) La preuve, c'est que le plus souvent, comme le dit Siarmonlel, ces mêmes particules, ci et là, se détachent de ce pour se placer après le veibe : C'est ici ck que j'examine; ce fui la ce qui me surprit. On dirait en un seul mot : C'est cela quef examine ; ce fut cela qui me surprit.

de« personnes, mais familièrement, sur le ton du mépris : Cela parle, cela veut raiionner, cela se croit habile, cela refait valoir, cela promety cela se flatte, cela se croit jolie, CELA est heureux, cela ne fait que jouer.

Ceci ET cela da»s la mkmr phrase.

L'un n avait en l'csprit nulle délicatesse , I.'autre avait le nez fait de cette façon-là , C'était ceci , c'était cela.

(La Fontai."<b.)

J'ai déjà dit ce qu'il faut faire quand un enfant pleure pour avoir ceci ou cela.

(J.-J. Rousseau.)

Vous l'abrutiriez , si tous alliez toujours le dirigeant , toujours lui disant : va , viens , reste , fais ceci, ne fais pas cela. (J.-J. Kolsseau.)

Avec l'épcc , je tue ; avec îa plume , je ruine ; ''prenant son petit collet) avec ceci , je subjugue le« belles ; fprcnant sa calotte) avec cela , je coiffe toat le monde. (Puoh.)

Ceci, cela se trouvent quelquefois dans la même phrase, et en opposition; alors ceci désigne l'objet qui est plus près de nous, et cela, l'objet qui en est plus éloigné, comme je n'aime pas ceci, donnez-moi de cela.

a FOUR cela.

Ça sera comme ça voudra , monsieur Gros-Jean ; mais ça sera pourtant comme ça.

(PiROS.)

Ça me fera un peu mal au cœur, mais que faire?

(PlRON.)

Dans le style tout-à-fait familier, surtout dans la conversation, on dit ça au lieu de cela : ça fait toujours plaisir; ça ira, ça ira; comment ça va-t-il?

EMPLOI ESTRAORDINAIRE DE CClo.

Ses plaies ont cela qu'elles peuvent être sondées jusqu'au fond. (Bossukt.)

L'histoire de Xcnophcn , plus suivie et plus vraisemblable en elle-même, a encore cet avantage, I qu'elle est plus conforme à l'Lcriturc. i (Bossu ET.)

Cet emploi de cela n'est pas commun. 11 est le pioduit d'une ellipse : ses plaies ont cela quelles peuvent être sondées jusques au fond, c'est pour : ses plaies ont cela (d'avantageux, de particulier) qu'elles peuvent être sondées jusqu'au fond. L'exemple opposé : L'histoire de Xénoplion a cet avantage quelle est, etc., n'en est-il pas une preuve évidente?

Ceci me pltlL Cela ma déplaît Pen.el è Ceci.

CVrupez-VMit i* cela.

EXERCICE PIÎRASÉOLOGIQVE.

Que (!!les-TOUt de ceji ?

(,'ue p.'ii^et'foufi 4e cetal r.ci ni;HiréIe'

Cela iii'i:i(ii:icl6.

Cela t appelle jouer.

Ce ij'esl poi:it ;ouer, cela.

Comme cela, \e serai heureuE, Cela veut varier.

-r^O N'CCCXLV. o^*:-

Ceci, cela ET^e coMPARés

Ceci, cela.

CHi ! Monsieur , avoir un carrosse à soi ou être oblige d'emprunter ceux de ses amis , cela est bien différent. (Lesage.)

Mais non , cela n'est point , on vous trompe , Julie.

(Corbeille.)

EIi bien ! défendez-voas au sage De se donner des soins pour le plaisir d'autrui? Cela même est un bien que je goûte aujourd'hui.

(I.A Fontaine.)

Ce sont des phrases outrées et dégoûtantes , nuisibles à cela même qui est louable.

(La Bruyère.)

Et l'envie , mon père , ?era-t-elle plus dimcile à excuser? ceci est délicat, dit le père.

(Pascal.)

Le succès du Cid, tragédie de Corneille , fut tel que , pour louer en ce temps-là une belle chose , il était passé en proverbe de dire : cela est beau comme le Cid. (Cité par Bonifack.)

Ce.

Lève la tête , et regarde-moi flxement, — c'est bon ; — 11 me faut quinze années de ta vie. — Cest en effet bien cher. (Le.montey.)

Je ne puis guère espérer d'être en état d'aller en Corse. Quand je pourrais entreprendre ce voyage , ce ne serait que dans la belle saison.

(J.-J. Rousseau.)

Quand un guerrier souhaite la gloire, c'est .a guerre qu'il désire. ( knèqck.)

La mode fait applaudir à ce qui est honteux.

(BoiSTE.)

Elles ont la fureur de me croire fidèle , — Cest malheureux , monsieur.

(de Bièvrr.)

Du palais d'un jeune lapin , Dame belette, un beau matin , S'empara , c'est une rusée :

Le maitre étant absent -, ce lui fut chose aisée.

(La Fontaine.)

Dans le langnge soutenu, on emploie ce/a et ceci; dans le langage ordinaire, on peut le remplacer par ce; mais l'emploi de cela et de ceci est plus exact cl présente un sens plus précis.

EXERCICE PnRASÉOLOGIQUE.

Cela est 'rai. Cria esl lien.

Cela e>l Lien JiSi-ile Cela doit être facile

C'est Trai.

C'est bien.

C'est bien ilifKcile.

Ce doit être f.iriU

Cela est Taux.

Cela esl bien (irhcux.

Cela est malheureux.

Cela peut être Trai.

C'est faux.

C'est bien fàcbeui.

C'est nialbeureux.

Ce peut Alr« rrai.

N' CCCXLVI. -^^^

Ce COMPARÉ A il, elle, etc.

C'est.

Ce n'était pas un sot , non , non , et croyez m'en , Que le chien de Jean de Nivelle.

(La Fontaine.)

Bien loin d'être des demi -dieux , ce ne sont pas môme des hommes. (Fbnhlon.)

Platon disait de l'homme que c'était un animal à deux jambes et sans plumes. (Pascal.)

La niodejlie est belle enchâssée à propos. Mais hors de son endroit c'est la vertu des sots.

(Douas AULT.)

Il est.

On lui fait voir qu'tl est un sot

(La Fontaink.;

Regarde ce mouton , a-t-il dit un seul mot.' Il est sage. — // est un sot ,

Répartit le cochon. (/'' )

Loin d'être les protecteurs du peuple , ils en sont les oppresseurs. (JIassillon.)

L'homme n'est point homme, parce qu'ii e*< animai raisonnable , mais parce qu'ii est animal religieux. (Bernardin ek St. -Pierre.)

L'animal difTèrc beaucoup de la plante , puisqu'il est (iuuc de «enlimcnt : c'est un cire pensiiJie qui , pendant sa vie, e?t sans cosse agité parle desir de renlrelenir et la crainte de la perdre.

(Bkr.nap.uin dk St-Pikrre.)

L'amitié des enfants , qu'est-ce ? pure habitude. (Fabhe d'Eglantine.)

Je lis et relis Lafontaine : c'est mon auteur favori , il est admirable. (Bonifack.)

t'ctcndue de la mer est aussi grande que celle de la terre ; ce n'est point un élément froid et stérile : c'est un nouvel empire aussi riche, aussi peuplé que le premier. (BurroM.)

Le seul cararttVe qui distingue esscntleilemenl l'homme des animaux , c'est qu'il est un être religieux.

(Bernahdin de St. Pierre.) .

Le désespoir n'est point d'une <àme magnanime ; Souvent il est faiblesse, et toujours il est crime.

(Gressht.)

La mort est-elle un mal? la vie est-eHe un bien?

(Crébillon.)

L'éloqience de la chaire avait été prestiuc barbare jusqu'au père Bourdalouc; il fut un des premiers qui firent parler la raison.

^\OLTAIRH.)

Puisque la raison n'est que la relation des objets avec nos besoins , elle n'csi donc que notre intérêt personnel. (Besnardin dk St-Pikrrk.)

On emploie généralement ce pour f/, elle, Us, elles, comme sujet d'une proposition dont l'aitribul n'est pas un adjectif. On peut aussi, dans ce cas, faire usage de i/, elle, etc., ainsi que le prouvent les citations de la seconde colonne; mais l'emploi de ce est plus conforme au génie de notre langue.

11 y a une grande différence entre quelle Imire ^st-ce'! et quelle heure est-il: Quelle heure est-ce signilie qnclleesi l'heure qui sonne en ce moment, ou que j'entends sonner?^ Quelle heure est-u, ? pont se dire dans toute circonstance où l'on ignore l'heure. Ainsi nnelle heure est-ce? ne s'emploie que dans la seule circonstance où l'on entend une pendule ou une horloge sonner. A la question quelle heure est-ce on doit répondre cest midi, et à la question quelle heure fst-xl'} on doit dire il est midi. 11 n'y a guère que certains provinciaux qui confondent ces deux locutions.

Ce n'ett pas on >ot.

Ce n'est pas un gèate.

C'eil mou auteur favori.

Il n'est pas un «ot

Il n'efil pas un géoie.

Il est mon auteur favori.

La Tie, qu'fsl-oeî Le monde, qu eit-cef Les étoiles, ce sont autant, de soleils.

L lie, qu'esl-elle?

Le monde, qu'eslil?

Les étoiles, elles sout autant de soleils.

^*^^s N" CCCXLVII. ^^^

c'est vrai, c'est juste, etc., et il est vrai, il est juste, etc.

Cest vrai , etc.

Nons sommes rentrés fard , c'est vrai ; mais en revanche nous nous sommes levés matin.

(Journal grammatical.)

"Vous avez beaucoup écrit , c'est vrai ; mais que d'erreurs dans vos ouvrages ! (/(i.)

P, est juste , etc.

Je snis jeune , il est vrai; mais aux âmes bien nées. La valeur n'attend pas le nombre des années.

Je suis bien agitée , il est vrni ■ mais mon cœur De vos sages avis recherche la douceur.

(de Bisyre.)

Vous soutenez que vous n'êtes pas sorti, c'est faux^ car je vous al vu au théâtre.

(Journal grammatical.)

Il est faux que les démarches soient indifférentes quand on a le rnuir pur.

(Mme d'Epinav.)

// est.

Il ett juste, grand roi , qu'un mcurli ior périsse.

(COR.NKILLH.)

Il est bien plus aise' de conquérir des provinces que de dompter une passion.

(Massillos.)

Il était clair que tous ceux qui feignaient de ne le pas connaître , en agissaient ainsi par jalousie.

(Lemontby.)

/{ est si malaisé de se défaire du vice qui piait !

(Massillon.)

Ccst.

Vous (léclaicz que vous m'avez payé , c'esi juste ; mais qui vous le conteste? ' (Id.)

Je te laisserai ciioisir. — Cest commode, il est vrai ; mais je vous avoue que tant déplaisirs m'cITraicnt.

(Lemontev.)

Les Maniolcs ou Maînotes n'étaient- ils pas les descendants des Spartiates? cela est incontestable.

{Id.)

Mes défauts sont connus , pourquoi m'en affliger F Afliclions-les ; Cest si commode !

(Arnault.)

C'est, suivi d'un adjectif, ne souffre pas de complément commençant par que ou par de. Ainsi on peut dire: c'est vrai, c'est faux, c'est juste, c'est commode, c'est incontestable, etc. Mais on s'exprimerait incorrectement si l'on faisait suivre immédiatement chacune de ces locutions d'un que ou d'un de.

Il est, veut au contraire, après radjeciifqiii lesuil, un complément exprimé : il est juste Qv'il périsse ; il est vrai Qv'il a menti; il est faux qle son père soit exilé; il est incontestable Qv'ils sonttnorts. Nous remarquerons cependant que l'on peut très-bien sous-enlendre ce complément, mais devant l'adjectif vrai seulement. (2'^ colonne de la i" série.) La présence de tout autre adjectif exigerait l'emploi de c'est f dans le discours familier, et dec<'/a est dans le discours soutenu.

Voici la différence qui existe, selon nous, entre // est et c'est: il est a une signification générale, indéterminée, et extrêmement vague. Au contraire, la signification de c'est, loin d'être vague comme celle de // est, est délerminaiive, énergique môme. Il résulte de ce raisonnement que l'on ne doit substituer c'est ou cela est à il est que lorsqu'on veut donner plus de précision, de force et de vivacité à la pensée que l'on exprime (1).

EXERCICE PHRASÉOLOGIQVE.

Il est ieune, c'eit frai) raaii fort înitruiL 11 ett jeune, ile>t trai , iko.s fort instruit.

Il est vrai que On ditijue j a\ iIlj dctlis ; il est Trai que j'en ai ; niait...

Il est aisé àe. Difficile I uu coiitraiie, c'eti Irii facile

(l)M. Marîc regarde i7 comme un mo\. impersonnel, un terme obscur, un gallicisme inexplicable. Nous pommes loin de partager celte opinion, qui, du reste, est celle de tous les grammairiens. Il, pas pius que ce, n'est im impersonnel ^ un terme obscur, un gallicisme inexplicable. El nous allons le prouver.

Quand on dit : Aous sommes renirc's fard, c'est vrai, c'est vrai, équivaut à cela est vrai, l'analyse de la phrase entière est : Aous sommes rentrés tard, ce fait-la est vrai. Ce représente avec énergie toute la proposition qui précède : aussi est-ce ce qui a porté les grammatistes, qui ne s'aiictent qu'à la surface des choses, à considérer en pareil cas re comme un pronom. Mais l'analyse nous démontre, de la manière la pius évidente, que ce n'est autre chose qu'un adjectif employé ici avec ellipse du subslanl f fait qu'il détermine. YoilA pour c'est.

Maintenant, nous allons tâcher d'expliquer l'inexplicable il est. M. Marie cite cette phrase : Nous sommes rentrés très tard, il est vrai, et l'analyse de cette manière : Nous sommes rentrés tard, il est vrai que nous soMAiEs RENTRES TARD. Celte aualysc, nous l'avouerons franchement, ne nous parait pas aussi naturelle qu'à hii, et nous croyons que et lui qui dit : Je suis rentré lard, il est vrai, avance un fait, et ce fait est quUl est rentré tard : ensuite il a/lirine de ce fait qu'iL est vrai. C'est comme s'il disait : Je suis rentré lard { et ce fait, je ne cherclicrai pas à le contester, car, il est vrai. Or, il, réveillant l'idée du fait énoncé, n'est pas, comme on l'appelle improprcmoiit, un impersonnel, c'esl-ù-dire un mot qui ne se rapporte à aucun individu. ni à aucune chose; c'est au contraire un mot très /jersonne/, s'il est permis de le dire, puisqu'il se rattache à un nom, toujours sous- ente luiu en pareil cas.

— . .^cs N" CGCXLVIII- <^^^^ —

Ceit BT il est en rapport avec un adverbe ou un adjectif-

Cest.

f 'ivs.' peu d'être agréable cl charmant dans un Hvre , U faut savoir encore et converser et vivre.

(BoiLEAU.)

Cest beaucoup que de savoir commander.

(Académie.)

Cest assez pour sol d'un ami ; c'est mdme beaucoup de l'avoir rencontre.

(La Dbuykrb.)

Cétait assez pour animer les braves de Sparte , de leur montrer los trophées. (Fléchier.)

Ce n'est pas assez que d'entrer ainsi dans les honneurs , si l'on n'en use avec modération , quand on les possède. [M,)

Il est.

Dans l'état oii Je suis , il est peu apparent que je soutienne un si long voyage.

(J.-J. Rousse AD.)

// est doux de revoir les murs de la patrie.

(Corneille.)

/{ est bon d'avoir de la vertu.

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