‹ Grammaire nationaleChapitre 344 sur 643 · AVANT LE VERBE · texte numérisé non relu

AVANT LE VERBE

Aussi l'on doit regarder le ddluge universel comme un moyen surnaturel dont s'est servie la toute-puissance divine pour lechâtimcnt des hommes.

(BuFrox.)

A peine l'on me félicitait de mon heureuse évasion, que le misérable état dans lequel j'étais, sans même un haillon pour me couvrir, se présenta à mon esprit pour me jeter dans l'inquiétude.

(Albert Montémont.)

Depuis p,Ius d'un siècle l'ardeur pour découvrir de nouvelles terres s'est extrêmement ralentie : peut-être on a préféré avec raison l'utilité qu'on a trouvée à faire valoir celles qu'on connaissait, à la gloire d'en conquérir de nouvelles.

(Bdffon.)

APRES LE VERBE

Aussi doit-on présenter à l'esprit des jeune» gens des choses de toute espèce, des études de tout genre, des objets de toute sorte, afin de reconnaître le genre auquel leur esprit se porte avec plus de force, ou se" livre avec plus de plaisir. (Bcffon.)

La Bétique est un pays dont on raconte tant de merveilles, qu'd peine peut-on les croire.

(FÉNELON

Qu'on imagine en effet des catJiédrales et des châteaux qui surgissent aux yeux dans mille positions, sous mille formes diverses; et peut-être ne s'étonnera-t-on plus qu'un peuple ignorant et superstitieux y attache des idées surnaturelles.

(Albert Montémont.)

Ce que nous avons dit, pnge 254, relativement à la place des pronoms personnels dans les phrases commençant par aussi, en vain, peut-être, etc., s'applique naturellement à on. Comme eux, ce mot se met devant ou après le verbe ; c'est le sentiment, c'est l'oreille qui doivent déterminer la préférence. Nous dirons cependant que les exemples analogues à ceux de la seconde colonne sont plus fréquents.

EXERCICE PURASÉOLOGIQUE.

A peine on naît que..,

AuBsi l'on doit.

En vain on parle.

Toujours on verr.T.

A pin» forte raison on fait.

^Dcore on dit quelque chose.

A peine uaît-on que..*

Aussi tloit-on.

Etx yain p«rIe-t-on.

Toujouri verra- t-on.

A plus forte raison faït-on.

Kncore tlil-on quel<|ue chose.

A peine on meurt que.., Peut-être on dira.

Du moins on objectera.

Combien on intéresse.

Au moins on pen^e.

Si iMut qu^on soit.

A peine meurt-on que...

Peut-être dira-t-on.

Du moins objectera-t-on.

Combien intéressera-t-on.

Au moins pense-V-on.

Si bon soil-oo.

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