‹ Grammaire nationaleChapitre 345 sur 643 · DE LA RÉPÉTITION DE OM · texte numérisé non relu

DE LA RÉPÉTITION DE OM

La marée arrive cependant de tous côtés; on cherche Vatel pour la distribuer, on va à sa cliambre, on heurte, on enfonce la porte; on le trouva noyé dans son sang.

(M"'" DE SÉVIGXÉ.)

On dit que c'était à force d'avoir de l'iionneur à sa manière ; on le loua fort, on loua et l'on blâma son courage. (La même.)

II élève sa voix ; on murmure, on s'empresse. On l'entoure, on l'écoute, et le tumuUe cesse.

tVOLTAIItE.)

Ceux mêmes qui n'ont pas de bien veulent pi raitre en avoir : ils en dépensent corauie s'ils ei avaient : on emprunte, on trompe, on use ùt uiilit. ariificcs indignes pour parvenir.

(FÉNELON

On lève l'ancre, on part, on fuit loin de la terre. On découvrait déjà les bords de l'Angleterre.

(Voltaire.) On l'interroge, on doute, on l'observe long-temps; On craint sous cet habit un funeste mystère.

(Id,'

La fraude et l'inhumanité frappent peu à peu tous les plus solides fondements de l'autorité légitime : on l'admire, on la craint, on tremble devant elle jusqu'au moment où elle n'est déjà plus.

(FÉNELON

On accourut; on enfonça la porte; on dégagea Philoclès des mains de ces trois hommes, qui, étant troubléii, l'avaient attaqué faiblement.

(FÉNELON

Lorsque dans une phrase il se trouve plusieurs propositions ayant pour sujet on, ce dernier se répète. C'est en l'absence d'autres faits que nous établissons cette règle; car certainement il est des cas où la suppression de on ne serait ni choquante ni condamnable, comme dans l'exemple suivant : Quand on va, vient, retourne, revient, comme vous faites, on est bien insupportable. ])es phrases semblables doivent indubitablement se rencontrer dans nos comiques. La règle donnée par Glrault-Duvivier est donc trop absolue quand il dit : a Sans la répétition de on, loreille ne serait pas satisfaite : aussi le goût en a-t-il fait une loi. »

EXERCICE PERASÈOLOGIQVE.

On va, on rîent, on s'rcliaufîe Ou parle, on ne »*entcncï pas On veut, on ne Tcut pas- On dit une cîiose, on en dit aas

autre.

On Tient, on le presse, on récoute. On naît, on TÏt, on meurt. On mnn};e, on boit, on cbanlf*. On rit, on s'amosp.

On s'a.«9eD3ble, on murmure. On soupçonne, on s'assn i*, on éclate On sait, on ne sait ce qu'on dit. On pleure, on ni tout à la foïi.

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