i offense un brave homme alors que Von i ;i
(MoLIÈiii:.i
Un loup disait que l'oy /'avait vold.
(La I'ontaink.)
Ce que je vous dis là, Ton le dit à bien d'autres.
yd.) Q iiand l'absurde est oufr^,roN lui fait trop d'honneui De vouloir, pour raison, combattre son erreur.
{hl.)
On refuse aux vivants des temples Qu'oji leur élève après leur mort.
(JJme DESHOUUÈRES.)
Bîoins on mérite un bien, moiiis on /'ose espérer.
(MoLIr.RE.)
A raconter ses maux souvent o.n les soulage.
(COHNEILI.E.)
On célèbre la mort du cerf par des fanfares, o:< le laisse loulcr aux ciiicns, et o> les fait jouir pleinement de leur victoire en leur faisant curée.
(Ik'FFON.)
C'est pour ne pas exclure les vices ou'on les revêt d'un nom honnête. (Malesherbks.)
Le cliitn, bien plus intelligent que le singe, témoin chaque jour des efl'ets du feu, accoutumé dans nos cuisines à ne vivre que de chair cuite, ne s'avisera jamais, si oy lui en donne de crue, de la porter tu: les charbons du fover.
(BiiRji. DE Saint-Pierre.)
Ceux qui veulent achalander une foire, y apnorlenl des animaux étrangers; et la partie oii on let montre en est la partie la plus fréquentée. [Id.)
Le cifé est très en usage à Paris : il y a un grand nombre de maisons publiques où on le distribue. Dans quelques-unes de ces maisons on dit des nouvelles, dans d'autres on joue aux échecs.
(Montesquieu.)
Pour éviter la cacophonie que produiraient certaines phrases, telles que celles-ci : Si lori < l'en louait, si Von l'enluminait, si l'on la lisait, etc., il faut employer on au lieu de l'on, après les mots si', et, oii, que, m, ainsi, quoi, etc., et dire : si on l'en louait, si on Venluminail, si on la lisait, cl., ainsi qu'on le voit par les exemples de la première colonne. Cependant ceux de la seconde, du moins les quatre premiers, nous montrent qu'en poésie il est des cas où 1 on ne peut guère faire ikulremint que de se servir 'e l'on. On ne poiirrail i)as dire : On offense un brave homme alors qu'on l'abuse, un loup disait qu'on l'avait volé. Sans doute ces tournures seraient préférables, mais il n'y aurait plus de vers, ii manquerait une syllabe. Les poètes doivent néanmoins se garder avec soin de construire leurs vers de manière à être obligés de faire usage de l'on. Les trois derniers exemples de la seconde colonne sont, sous ce rapport, exempts de reproche.
EXERCICE PERÂSÉOLOGIQUE.