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SENS RELATIF

Quelfju^un in*a dit.

J'ai vu quelqu'un.

Quelqu'un le sait Accuser quelqu'un

Quelqu'un de mes ami».

Quelqu'un de mes soldats

Quoiqu'un de tes li^Te».

Quelqu'un de Tos cabiers.

— eo-.e^o N° CCCCXXI. o^^^—

GENRE, NOMBRE ET CONSTRUCTION DU MOT quelqu'un PRIS ABSOLUMENT

ICIBT.

Quelqu'un a-tril jamais douté sérieusement de l'existence de Dieu ?

(GIRADLT-DOVIVIER.)

PLDRIBL.

Quelques-uns ont fait, dans leur jeunesse, l'apprentissage d'un certain métier, pour en exercer up autre, et fort différent, le reste de leur vie.

(La BRDTkRB.)

COUPLÉHBNT DIRECT.

Plus on aime quelqu'un, moins il faut qu'on le flatte; A ne rien pardonner le pur amour éclate.

(Molière.)

SINGCLIBB.

Un rapport clandestin n'est point d'un honnête

[homme; Quand j'accuse quelqu'un, je le dois el me nomme.

(Gresset.)

COMPLÉMENT DE PRÉPOSITIONS

flINGULIBR.

On est toujours mécontent; on aime à se plaindre partout où l'on est; on crie toujours contre quelqu'un ou contre quelque chose. (De Ligne.)

Nous pardonnons plus aisément à quelqu'un de ne nous avoir jamais estim»5s, que d'avoir cessé de nous estimer. (Lingréb.)

Pris dans un sens absolu, le mot quelqu'un, qui a pour pluriel quelques-uns , est toujours masculin (1) ; mais, au pluriel, il ne remplit jamais que la fonction de sujet; tandis qu'au singulier, il peut se trouver dans toutes les positions possibles. Ainsi on ne dirait

(1) C'est donc à tort que Girault-Duvivier, et, après lui, presque tous les grammairiens, ont avancé que quelqu'un prenait le féminin lorsqu'il était sujet. On ne dit pas dans le sens absolu : ocelqu'une m'a dit, «CEi.Qc'tNE pense. En parlant d'un homme ou d'une femme, c'est toujours quelqu'un qu'on emploie

( 470 ) pas : jecmnais oitelques-uns; j'at iparh à quklques-uns; ni :je connau quelques- DNES ; f ai parlé à orELQUES-iNES ; mais on dirait très-bien aa masculin singulier : je conviais QUELQv'uji; j'ai parlé à quelqu'un, etc.

EXERCICE PJIRASÉOLOGIQUE.

SmCLLIKR. I-LURIEL.

în™llp',"r„T'-'"°'' Qw'un'un a dit. Ouflquc-un» soutiennent Qaelqoes-unj oui dit.

Fn JonLn''" T-' ^rt.r!,.r Hurlqo'un. Quel. ue,-.,n, f,en,e„t. Ou-l^e^un, .-i.nagînent.

nirX »t J^" ''1 '"■.• ' "'^" " qT.rlT.'un. (i>uelq\>e,.un, ,onl a'avi.. Quolque^un, doutent.

D.rodnmaldequelqnun. M..1 penser de qoelquun Quelrups-un. jugent. Quelques-nu, croient.

—.^60 N« CCCCXXII. o^i^-^

genre, nombre et construction de quelc^u'un bmploté relativement.

MASCDLIN.

sinacLiBR.

Quelques-uns de ces singes se familiarisèrent au point d'envoyer des branclies sèches aux solJals, qui leur répondirent à coups de fusil.

Quelques-uns de ces sublimes solitaires gravl*saient les pyramides de granit qui bordent leur chemin, pour y découvrir un convoi dans la détresse.

(La Harps.) I (Mallkt dd Pan.

FÉMLMIV,

Il n'y a point de terrain, fût-il de sable tout pur ou de vase, où, par un bienfait parlictilier de la Psovidcnce, quelqu'une de nos plantes domestiques ne puisse réussir. tids

11 n'y avait pas moins de variété dans les ailes de ces mouches ; quelques-unes en avaient de longues et de brillantes comme des lames de nacre.

(Bern. de Saint-Pierre.)

COMPLéMENT DIRECT.

MASCULIN

Si je trouvais parmi vous quelqu'un d'assez juste pour avoir pitié de raoi.

(FÉNELON

Avec quel zèle eihortait-il quelques-uns de ses dome.«tiques à rentrer comme lui dans le bercail de Jdsus-Christ. (Flécdibr.)

FEMININ

Quel plaisir n'éprouvons-nous pas en voyant les | On gagne à modérer son imagination de voir au autres approuver quelqu'une de nos idées! moins se réaliser quelques-unes de ses espérances.

(A.>ONVME.) I (LiNGRÉE.)

COMPLÉMENT DB PIIKPOSITIONS.

MASCULIN

Dieu est partout. Tous les lieux sont marqués par gu»lqu'îin de ses prodiges.

Si les princes acquièrent quelques-uns de leurs sujets en les achetant, ils en perdent une iniinitë d'autres en les appauvrissant. (Montesquieu.)

FEMINLN

Il ne leur donna jamais îa consolation de se rdijoulr de quelqu'une de ses fautes.

(Fléchier.)

A quelques-unes des mouches que j'avais observées, la tête parais.sait obscure comme un point noir; elle étincelait à d'autres comme nn rubis. (Beivn. de Saint-Pierre.)

On le voit, le mot quelqu'un, quand il se rapporte à un substantif, prend les deux genres et les doux nombres, et peut remplir toutes les fonctions.

( *71 ) EXERCICE PnRASÉOLOGIQVE.

Quelqu'un de ces messieura.

A quelqu'un d'eux.

Je connaif quelqu'un de ses

■mis.

l'en connais quelqu'un.

SmCULIER.

Quelqu'une de ces dame*.

A quelqu'une d'elles

Je connais quelqu'une de i^

amies.

J'en connais quelqu'une.

PLURIEL

Quelque uns de ces messieurs.

A quelques-uns d'eux.

Je connais quelques-uns de ses

amis J'en connais quelques-uns.

Quelques-nnrj de ces danges.

A quelques-unes d'elles.

Je connais quelques-unes de st'»

amies.

J'en connais quelques-unes.

^^ F CCCCXXllI. <^^-

Qitihiuun PRÉCÉDÉ d'un DÉTERMINATIF

S'il est quelqit'un que la vanité a rendu heureux, à coup sûr ce qcklqu'dn était un sot,

(J.-J. ROCSSKAIJ.)

vÈMimn.

A ce plaisant objet si quelqu'une recule, Cette quelqu'une dissimule.

(LAFonTAINE.)

Le nom indéfini quelqu'un, quelqu'une peut élre précédé de l'adjectif déterminatif ce, cette. C'est là une de ces mille observations qui ne se rencontrent dans aucune grammaire.

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