‹ Grammaire nationaleChapitre 387 sur 643 · BOISSY · texte numérisé non relu

BOISSY

Ils (les rats) sont gouvernés par la raison d'état. (La Fontaine.)

La cause du faible est un objet sacré. (La Harpe.)

Les filles h'aiment pas les hommes si sincères.

(Regnard.) Si je HAIS les tyrans, je hais plus les (latteurs.

(Voltaire.) La foi d'un ennemi doit être suspectée. (Racinu.) La f/loire des Français égale leur valeur.

(De Belloy.) La fermeté modeste honore l'innocence.

(La Harpb.) Un moment quelquefois renverse un grand courage.

(Voltaire.) Jamais les jeunes jens n'APPROFONDissENT rien.

(Collé.)

Divers accidents modifient la signification et la forme des verbes , et il y en a de deux sortes. Les uns sont communs aux verbes et aux autres espèces de mots déclinables : tels sont les nombres et les personnes, qui varient selon la différence des mêmes accidents dans le nom ou le pronom qui exprime le sujet déterminé auquel on applique le verbe.

On distingue donc, dans un verbe, les nombres , c'est-à-dire le singulier, quand une seule personne fait l'action, comme : cet enfant lit; et le pluriel, quand plusieurs personnes font l'action, comme : ces enfans lisent.

Il y a quelque différence dans la signification du mot personne, selon qu'il est appliqué au sujet du verbe, ou au même verbe. La personne, dans le sujet, c'est sa relation à l'acte de la parole ; dans le verbe, c'est une terminaison qui indique la relation du sujet à l'acte de la parole, et qui sert à mettre le verbe en concordance avec le sujet considéré sous cet aspect. En parlant du sujet, il faut dire qu'il est de telle personne , et en parlant du verbe, qu'il est à telle personne; de même qu'il faut dire qu'un nom est de tel genre , et qu'un adjectif est à tel genre

On dit qu'un verbe est à la premièy'e personne, qusLnd c'est l'individu qui parle qui fait l'action, comme : je chante, nous chantons ; il est à la seconde personne, quand c'est la personne à qui l'on parle qui fait l'action , comme : tu chantes , vous chantez ; enfin, il est à la troisième pei'sonne , quand c'est celle de qui l'on parle qui fait L'action , comme : il chante, elle chante ; ils chantent, elles chantent.

Tout verbe devant lequel on met/e, nous , est à la première personne: j'admirais, nous écoutons

Tout verbe devant lequel on met tu , voîis , est à la seconde personne : tu sais , vous ierez.

Tout verbe devant lequel on met il, elle, tls, elles, ou un substantif quelconque, est à la troisième personne : il s'attendrit, ils sont gouvernés; un moment renverse un grand courage f etc.

EXERCICE ANALYTIQUE

(Dire à quel nombre et à quelle personne sont les verbes suivants.)

K« Tons fiez pas a la première apparence.

Je puis faire les rois , je puis les déposer.

NoDS De vivons jamais, nous attendons la vie.

Tu régnerais encor si tu Tavais voulu !

Vous ne parviendrez pas à cdanger le rtaur des ingrats.

Il accusait toujours les miroirs d'être faux.

Elle était à genoux au pied d'un vieux cliéne.

Ils vont oii rbonneur les appcl'.e.

£llec tèmcut de rases célestes le cuars de oatre vie.

Les rois tiennent leurs droits de Dieu. L'homme est né pour régner sur tous les animaux. Les hommes sont encore enfants à soixante ans. La colombe attendrit les échos des forets. Les ciEurs ambitieux ne s'attendrissent pa.. L'huile coule a flots d'or aux bords de la Duihiui. La plante a son hymen , la plante a ses au\out^* La religion veille sur les crimes secret*. Les lois veillent sur les crime» publia.

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