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Nos actions parfois ont un air de vertus

(Lamotte.)

Dans un des chapitres précédents, nous avons vu que l'adjectif emprunte le genre et le nombre des substantifs ou des noms personnels' avec lesquels il est en rapport.

Cette influence que les substantifs et les noms personnels exercent, sous le rapport du genre et du nombre, sur' les adjectifs, ils l'exercent également, sous le rapport de la pasonne et du nombre, sur les verbes dont ils sont sujets. En effet, le nom personnel, en se joignant au verbe, l'empreint, s'il le faut ainsi dire, de sa propre vie.

Dans les exemples que nous venons de citer, la cause des changements de terminaisons que subit le verbe avoir résulte du nombre et de la personne des différents substantifs communs ou p^^rsonnels qui lui servent de sujets. Ai est à la première personne du singulier à cause de je; as est à la seconde personne du singulier à cause de tu; a est à la troisième personne du singulier à cause de Louis; avo7is est à la première personne du pluriel à cause de nous ; avez est à la deuxième personne du pluriel à cause de vous ; ont est à la troisième personne du pluriel à cause de nos actions.

Ainsi le verbe emprunte le nombre et la personne de son sujet.

On trouve le sujet d'un verbe en faisant avec ce verbe la question qui est-ce qui? J'ai toujours aimé mes sujets. Qui est-ce qui a toujours aimé ses sujets? C'est moi ou je; je est donc le sujet de ai.

EXERCICE ANALYTIQUE

Je suii esclave. — Non , ta ne le seras i)liis ;

Je viens te délivrer. (Voltiirk.)

Que de gens jugent sur parole ! (St*ss*rt.)

Nou« jugeons par révcnemcnt (Lamotte.j

Jcunr-sc, Irop souvent , juge sur l'apparence. (.Stajsaiit.)

Les mallicurciix n'ont point d'amis. (JicrrRCT.)

Si vous ctcs dans la détresse.

On vous charge de tous les torts. (Mme Jomvsao.)

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