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PLUS-QUE-PARFAIT OU PASSÉ ANTÉRIEUR

On eût dit qu'ils étaient possédés par un esprit étranger, et que leur lumière naturelle les eût abandonnés. (Bossuet.)

PRÉSENT ou FUTUR. PASSE INDEFINI.

Seigneur, dans cet aveu dépouillé d'artilice, J'aime à voir que du moins vous vous rendiez justice; Et que, voulant bien rompre un nœud si solennel, Vous vous abandonniez au crime en criminel.

(Racine.) Il fallut que, dès le commencement de la guerre, Pompée abandonnât l'Italie. (Montaigne.)

Le mode subjonctif, nous l'avons déjà dit, est ainsi appelé parce qu'il ne s'emploie jamais seul, et qu'il ne figure qu'après une proposition sous la dépendance de laquelle il est placé; d'où il résulte que les inilexions qui appartiennent à ce mode expriment l'idée de temps , non pas relativement à l'acte de la parole , mais relativement au verbe de la [)roposition principale.

1° Quelqu'un travaille, et on lui demande : Pourquoi travaillez-vous? Il répond :

Il faut bien que je travaille , ou je serais puni.

Le verbe travaille exprime le temps présent , parce que l'action do travailler marche de pair avec la nécessité de l'action exprimée par le verbe il faut.

2' On dit à quelqu'un : Pourquoi ne travaillez-vous pas? et il répond :

Il faut pourtant que je travaille , ou je serais puni.

Ici le verbe travaille marque le temps futur, parce que l'action de travailler ne peut être que postérieure à la nécessité de travailler, exprimée par le verbe il faut.

Ainsi la même forme exprime tantôt le présent , tantôt le futur, selon les vues de l'esprit. Les grammairiens appellent cette forme verbale présent ou futur.

d*^ On demande à une personne : Pourquoi travailliez-vous hier avec tant d'ardeur? et elle répond :

// fallait bien que je travaillasse, ou j' aurais été punie.

Le verbe travaillasse désigne le passé, parce aue l'action de travailler a eu lieu dans le même moment que la nécessité de l'action, qui's'cst fait sentir elle-même dans un temps passé.

1° Si quelqu'un dit :

Jl faudrait que je travaillasse, mais je n'ai pas l'esprit libre.

Le verbe travaillasse désigne le futur, parce que l'action de travailler ne peut être que postérieure à la nécessité de l'action.

Ainsi la même forme exprime tantôt le passé , tantôt le futur, selon les vues de l'esprit. Les grammairiens appellent cette forme imparfait

5° Quelqu'un dit :

lia bien fallu QUE j'aie travaillé , autrement j'aurais été puni.

Quel temps exprime le verbe que j'aie travaillé? Lsl nécessité de l'action et Tactioûont eu lieu simultanément dans un temps passé.

6" Mais si l'on dit :

// faut QUE j'aie travaillé avant l'arrwée du maître, autrement je serais puni.

Ici l'action est postérieure à la nécessité de l'action ; mais elle est antérieure à une autre circonstance qui est elle-même à venir : d'oîi suit que le verbe exprime l'idée du futur antérieur.

Celte forme verbale , qui exprime tantôt l'idée du passé , tantôt celle du futur, selon les vues de l'esprit , est communément appelée dans les grammaires prétérit on parfait

1° Jl aurait fallu QUE j'eusse travaillé avant l'arrivée du maître , et je n'aurais pas été puni.

Quel temps exprime le verbe «/we/ei^se travaillé? L'action et la nécessité de l'action sont simultanées ; elles ont eu lieu dans un temps passé , mais antérieurement à une autre circonstance qui est elle-même passée : d'oii suit que le verbe que j'eusse travaillé exprime l'idée d'un prétérit ou passé antérieur.

8' Il faudrait que j'eusse travaillé avant l'arrivée du maître, autrement je serais puni.

Ici l'action est postérieure à la nécessité de l'action , mais antérieure à une autre circonstance qui est elle-même à venir : conséquemment le verbe que j'eusse travaillé exprime l'idée d'un futur antérieur.

Cette forme , qui exprime tantôt l'idée du passé , tantôt celle du futur, selon les vues de l'esprit , est appelée communément dans les grammaires plus-que-parfait.

Ainsi , les différentes formes verbales , considérées comme signes du temps , qui appartiennent au mode subjonctif sont :

1° Le présent ou futur, ainsi appelé parce qu'il exprime tantôt l'idée du présent , tantôt celle du futur ;

2° Vimparfait , qui exprime tantôt l'idée du passé, tantôt celle du futur;

3° Le prétérit ou parfait , qui exprime soit l'idée du passé , soit celle du futur, selon ^os vues de l'esprit ;

k' Enfin , le plus- que-par fait , qui représente l'action comme faite dans un temps passé, ou comme à faire dans un temps à venir, mais toujours avec une idée d'antériorité à une autre circonstance.

-^^^ N° CCCCLXU ^5^*.^—

MODE infinitif

PRÉSENT

abandonner sa vie à un exUômc relâchement.

(Fknklon.)

PASSK.

i. Après avoir ubandontié la maison de ses proches. (Massu.i.o?(.)

2. La justice que Dieu exercera sur nous pdur nous être abandonnés à nous-mêmes.

(BOURUALOUK.)

Le mode tn/?n m/ présente la signification du verbe d'une manière vague et générale. Ce n'est véritablement que le nom de l'action. En eflfet , si nous étions dans un pays dont la langue ne nous fût pas familière, et que nous voulussions savoir comment s'appelle telle action, nous ferions nécessairement par des gestes le simulacre de cette action , et nous dirions : Comment appelle-t-on cela? Et on nous répondrait : boire, manger, dormir, etc. , selon le signe que nous aurions fait. Souvent même nous mettons l'articlo devant l'infinitif, et nous disons : le hoire, le manger, etc. Cette forme verbale n'exprime aucune des idées accessoires qui se trouvent dans les modes personnels, ni l'idée de personne, ni celle du nombre, ni celle du temps.

o^m3^ N° CCCCLXlIi. o^-

PARTICIPES

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