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SUBSTANTIF

La plupart, emportés d'une fougue insensée, Toujours loin du droit sens vont chercher leur pen-

(.Boilkau.) [sée.

Combien votent encore avec une tendre émotion les berceaux d'osier et les poôlons rustiques qui ont servi à leurs premières couches et à leurs premières tables, et ne peuvent voir sans aversion un Turselin ou un Despautère! (Bern. de St-Pierue.)

Peu d'hommes ont autant gémi que moi, peu ont autant versé de pleurs dans leur vie.

(J.-J. Rousseau.) Les dieux dans leur séjour reçurent ces grands hom-

[mes; Le RESTE, confondus dans la foule où nous sommes, Jouissaient des travaux de leurs sages aïeux.

(J.-B. Rousseau.) Assez de gens méprisent le bien, mais peu savent le donner. (La RocnEFotCAULn.)

Combien saignent du nez, dans le moindre besoin, Qui tous les jours vous font cent promesses nouvelles !

(Lenoble.)

Uien n'est plus incertain que la durée de la vie de chaque homme en particulier, très-PEU parviennent à ce plus long terme. (J.-J. Rousseau.)

Un petit nombre s'échappèrent et se sauvèrent dans les marais. (/d.)

Quand chacun connaîtrait son talent et voudrait le suivre, combien le pourraient? Combien surmonteraient d'injustes obstacles? Combien vaincraient d'indignes concurrents? (J.-J. Rousseau.)

Personne n'oublie ses plaisirs; mais peu se souviennent de leurs devoirs. (Oxenstiern.)

Tous souhaitent la prospérité ; peu savent en jouir. (/d.)

Le bonheur !... tout le monde en parle, peu le connaissent. (M™* Roland.)

Les hommes semblent être nés pour l'infortune, la douleur et la pauvreté ; peu en échappent.

(La Brutërb.) Bien peu sont honorés d'un don si précieux.

(Racine.)

Le petit nombre n'envisageaient que leur propre intérêt. (Rollin.)

Lorsque les mots peu, beaucoup, la plupart, etc., sont relatifs à un substantif pluriel sous-entendu, le verbe se met également au pluriel : La plupart pensent; c'est pour la flupart [des hommes) pensent. L'accord a lieu avec le mot hommes ellipse.

EXERCICE PURASÉOLOGIQUE.

La plupart *onl snjcts à l'erreur.

Peu aiment l'étude.

Beaoroup sont hor> d'état de setvir.

Rombrc se lonl précipitée.

Feu •« sont exposé».

leur

Combien courent a leur rame.

Trts-pen réussi>>enî.

Vn petit noujbir prirent la fuite, ^uaïuité ^e sout enfuis.

Beaucoup soûl ma'.ado.

— «^^ N° CCCCXCXV.

NOMBRE DU VERBE APRÈS la plupart, uue infinité , ETC., SUIVIS d'un nom

La plupart du monde ne se soucie pas de l'intention ni de la diligence des auteurs. (Racine.)

... La moitié du monde a toujours mangé l'autre. Ainsi Dieu le voulut, et c'est pour notre bien.

(VOLTAIRB.)

Une infinité de monde pente que la vie des courtisans est une comédie perpétuelle , qu'ils sont tou< jours sur le théâtre, et ne quittent jamais le masque. (La Rocukfoccal'ld.)

Un nomkro infini de monde atsistait à ce spectacle. (ACADiiMlB.)

Quand le collectif partitif est suivi d'un nom siogulier, comme dans les exemples qui précèdent, le verbe se mot au singulier

EXERCICE PHRÀSÈOLOGIQDB.

Une inCniti de monde acconrut.

La moitié dn monde astare. . .

La plupart da monde t'imagine. ..

La plut grande partie du monde fappose.

N° CCCCXCVI.

NOMBRE DU VERBE APRÈS foTce gens y nombre d'hommes, etc.

Force gens font du bruit en France, Forée brillants lur sa robe éclataient.

Par qui cet apologue est rendu familier. (La fo^tai>'e.)

(La FoNTAliCB.) Force gens ont été l'instrument de leur mal. (/d.)

Quantité d'iTALiBNS, d'EsPAGNOLS, d'ÀLLB- Çuan^tf^ de GENS redou^erjt le jugement public,

MANDS , d'ÀNGLAis , se sont établis cliez nous et s'y mais très-peu se soucient des reproches tle leur con-

établissent encore tous les jours. science. (Pensée de Séi>ièqce.) (Bern. de St-Pierre.)

Après quelques noms employés sans déterminatif, lois que force gens, nombre d'hommes, quantité d étrangers, etc., le verbe se met toujours au pluriel

EXERCICE PERÂSÉOLOGIQUE.

r orce gens pensent. . .

Q:iantité de gen> s'effraient.

Nombre lafini de gens sont.

Kombre de gens (c conduisent.

N" CCCCXCVII. s^^^—

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