‹ Grammaire nationaleChapitre 451 sur 643 · I. — Hors de l'interrogation · texte numérisé non relu

I. — Hors de l'interrogation

C'est.

Jamais l'ambition ne voit ses vœux remplis, C'est le TO?«NEAU des Danaïdes. (Lkbrux.) C'était un homme qui faisait '

Beaucoup de chemin en peu d'heures.

(La FoïAiNE.) Ce fut ici le commencement des miracles de Jésus; il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. (BossuET.)

Le bien pour l'avare est un mal.

Et tôt ou tard enfin, c'est le bien qui le tue.

(Lenoblk.) Ce fut bien là le comble. 0 science fatale ! Science que Damon eût bien fait d'évilerî

(La Fontaine.)

C'était là le seul aliment

Qu'elle prit en ce moment (/d.)

L'amour-propre nous perd ; c'est un ÉcrEiL (latteur Qui porte à la raison de fâcheux préjudices.

(Le Brun.)

Ce sont.

Ce sont les moeurs qui font la bonne compagnie. (La Chaussée.)

C'étaient les récompenses terrestres que cherchait le peuple de Dieu dans l'observation de sa loi. (De la Luzerne.)

Ce furent les Phéniciens qui , les premiers, inventèrent l'écrilurc. (Bossuet.)

Il semblait que ce fussent de nouveaux décemviRS prêts à rétablir leur tyrannie.

(Vertot.)

Ce furent nos réfugiés français qui donnèrent une partie de notre industrie et de notre puissance à la Prusse et à la Hollande.

(Bern. de St-Pierre.)

Les ariettes de Lulli furent très-faibles ; c'étaient des barcaroles de Venise. (Voltaire.)

Ce sont nos cartes qui , comme la plupart det instruments de nos sciences, nous induisent en erreur. (Bern. de St-Pierrb.)

IL — Dans les interrogations.

Est-ce ?

Qu'est-ce qu'une voix ? un souflle qui se perd en l'air. (Bossuet.'^

Sont-ce?

D'un courage naissant son<-ce là les essais ?

(Racinb.)

(1) François de Neufchàteau.

Le DESSEIN de l'architecte du temple d'Éphèse n'était-ce pas de faire revivre son nom? (Fonten.) Serait-ee point quelque espèce de sort?

(La Fontaine.)

Kétaient-ee pas les mêmes hommes?

(COATEAUBRIAND.)

De mon aveugle amour seraient-ce là les fruits ?

(Racine.)

Le verbe être, précédé de ce, se met au singulier ou au pluriel, selon qu'il est suivi d'un nm singulier ou pluriel : c'est un homme, ce sont des hommes (1).

Dans ce dernier cas, l'accord du verbe est sylleptique ; il se fait, non avec le sujet gramlatical ce, qui est du singulier, mais avec l'attribut pluriel de la proposition.

EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE

Cest un« flear.

C'est un bel oiseaa. C^est une jolie femme.

C'est un écolier studieux.

C*e&t une demoiselle instn

Ce sont des (leurs.

Ce «ont de beaux oi«e«av.

Ce sont de julien femmes.

Ce sont des écolier;» studieux.

Ce 6ont des demoiselles instruites.

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C'est ET ce sont, etc., suivis d'un nom pluriel.

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