AVEC L INDICATIF
ih ! s'i7 n'était pas mort, c'était de l'or en barre.
(Rkgnard.)
Si l'on m'en avait cru, tout n'en irait que mieux.
(Id.) Si les Tiians avaient chassé du ciel Jupiter, les poètes eussent chanté les Titans. (Voltaire.)
Si on avait pu rire dans une si triste occasion, quels portraits ii'aurail-oii pas faits de i'éiat où nous étions tous? [M'"<^ de Sévigné.)
Si ces observations avaient été répétées, si elles s'étaient trouvées justes, l'expérience eût pu, au bout de quei(]ucs milliers de siècles, former un art dont il eût été difticile de douter. (Voltaire.) . . . S'ils ai aient suivi mes conseils et mes vœux. Je les aurais sauvés ou combattus tous deux. {Id.)
Les poètes eussent chanté le diable, si, par impossible, le diable était resté vainqueur.
(Voltaire.)
Il aurait dû, s'il avait été innocent, se mettre en prison.
(M-^fi DE SÉVIGNÉ.)
AVEC LE SIKJONCTIF.
Si mon onde fût mort, j'aurais, à mon retour. Disposé de mon cœur en faveur de l'amour.
(Regnard.) 11 est vrai, 5'î7 m'eiUcru, qu'il n'eût point fait de vers.
(liOIl.EAU.)
Si madame eût gardé sOn cœur pour le plus tendre, Plus que tout autre amant j'aurais pu l'espérer.
(Regnard.) Et je pouvais pour vous gagner celte victoire, Si le ciel n'eût voulu m'en dérober la gbiire.
^Molière.) Si j'eusse été surpris, quels traitements cruels n'enssé-je point essuyés ! (J.-J. Rousseau.)
Heureuse mille fois,5t ma douleur mortelle Dans la nuit des tombeaux m'eiU plongée avec elle 1
^Racine.) Hélas I si ']e fusse mort enfant, j'aurais déjà joui de la vie, et n'en aurais pas connu les regrets.
(Cité par Lemare.) Si c'eût été l'œil droit, je l'aurais guéri; mais les plaies de l'œil gauche sont incurables.
(Voltaire.)
Devant les verbes avoir et être, on se sert de l'indicatif ou du subjonctif, et l'on dit à volonté : si j'avais, ou si j'eusse reçu votre lettre ; mais la première tournure est beaucoup plus usitée.