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INDICATIF ET SUBJONCTIF DANS LA MÊME PHRASE

. . . Mais si, sans vouloir rire, Tout allait comme j'ai l'hoiuieur de vous le dire, Et gu' Angélique enfin pîH changer ? (Regnaud.

Si dans l'assemblée tout-à-coup paraissait un orateur, et qu'il voulût se faire entendre?

(Thomas.)

(1) Comme cela a lieu dans d'autres langues. Les Italiens disent : si je susse, si je pusse, si je dusse, ?t non si je savais, si je pouvais, si je devais.

Se io sapessi pur chi l'ha avuto, mi parrebbe essere Ticzzo consolato. (Bocc. g. 8, n. 6.)

Se io non avessi paura di mio padre, io gli inspgnerei la risposta. (MaccuiÂvelli, Coin.)

Se io avessi questi denari, io gli ti presterei incontanente. (Bocc. g. 8, n. 10.)

Se cos'i non fosse , io non vi potrei prestare un grosso. (Bocc. g. 8, n. 6.)

Les Latins disaient, comme les Italiens, st je susse: aliud si scirem, id polliccrer tibi (Térence). Traduction : Si je susse axitre chose, je te le promettrais.

(2) Les Grecs employaient aussi la même tournure: si Xu^aa-Apoi -^p-ov. (Si j'étais Alexandre,)

(Plutahqub.)

Si je susse cependant qui l'a eu, il me paraitrail d'être à moitié consolé.

Si je u'eusse pas peur de mon père, je lui enscW gnerais la réponse.

Si j'eusse cet argent, je te le prêterais sur-lechamp.

Si ce ne fût pas ainsi, je ne pourrais pas vou» prêter un liard.

On doit encore remarquer que, dans le cas où l'on remplace la conjonction si par que, lorsqu'il y a énuniération d'actions, la construction idéolofjique reprend ses droits, et que l'on fait usage du subjonctif, quoique le premier verbe soit à l'indicatif. Ainsi on dit avec le présent: Si vous m'aimkz, et que vous vouliez me le persuader ; ci avec le passé: Si vous m'AiMiEZ et que vous voulussiez me le persuader.

EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE

Si tn aime» Dieu, tu sera» heureux.

Si tu meurs, je meurs.

S'il était parti.

S'i. 1« veut, et qu'il me réponde d'en avoir soin, je le lui donne.

Dieu, tu serais heureux.

, je mourrais.

S'il (Tu i^rti.

S'il le voulait , et qj'il me répondit d'en avoir soin , je le lui donnerais.

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EMPLOI DE l'imparfait DE l'iNDICATIF AU LIEU DU CONDITIONNEL.

avec l imparfait.

Si j'avais dit un mol, on vous donnait la mort.

(Voltaire.) II me jurait que jusques à la mort Son amour me laissait maîtresse de son sort.

(Racine.) Jaloux de ces présents que convoitait ton cœur, Si tu n'avais pas nui, tu mourais de douleur.

(TiSSOT.)

Il y en a de tels, que, s'ils eussent obtenu sis mois de délai de leurs créanciers, ils étaient nobles.

(Cité par Lemark.) Et, je pouuats pour vous gaf?ner cette victoire, Si le ciel n'eût voulu m'en dérober la gloire.

(Molière.)

AVEt LE CONDITIONNEL.

Si j'avais dit un mot, on vous aurait douné la

mort.

Il me jurait que jusqu'à la mort son amour me laisserait maîtresse de son sort.

Si tu n'avais pas nui, tu serais mort de douleur.

II y en a de tels, que, s'ils avaient obtenu six mois de délai de leurs créanciers, ils auraient été nobles.

El j'aurais pu pour vous gagner cette victoire, si le ciel, etc.

Dans ces sortes de phrases on emploie l'indicatif ou le conditionnel ; mais l'indicatif est plus énergique.

EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE

S'il'

p avait trouvé, il vous tuait.

S'il vous avait trouvé, il vous aurait tué.

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