‹ Grammaire nationaleChapitre 58 sur 643 · ORGUE · texte numérisé non relu

ORGUE

1" SÉRIE. MASCULn.

La voûte de la nef, sous ses longs arcs déserts , De l'oRGUE harmonieux n'entend plus les concerts

(I)ESAI.NTi\NGE.)

L'oEGUK divin exhale un son religieux.

(Uelille.)

Les premières orgues qu'on ail vues en France furent apportées par des ambassadeurs de l'empereur Constanlin Copronyme , qui les oiTrir^^nt au roi l'cpin. (Teévoux.)

On appelle aussi orgue ou orgues , le lieu où les orgues sont placées dan,s une église. (Id.)

(i) Le Dictionnaire des Sciences médicales publié par Panckouckc , en 1819, fait aussi ce mot féminin, lici ce qu'on lit au mot orge : Pour les usages alimentaires et médicinaux , c'est /'orgh mondée et i'oKGE

Voici ce qi

PERLÉE qu'on emploie.

Conotantln Michel envoya un orgur à Charlemagnc.

(Trf.voux.i Saint Jérôme dit qu'il y avait à Jcrusaicni un orgue qu'on entendait du mont des Olives. (Id.)

1/oRGUK est compose d'un buiïet de menuiserie plus ou moins enrichi de sculpture.

(Kncyclopkdie.)

M. Erarda mis, en 1827, à l'exposition, «n orgue txpressifqm présente un ensemble de qualités par- ^^jt (Revue musicale.)

L'invention de I'orcuk est fort ancienne : Vitruvc ïn décrit un dans son X' livre. (Encyclopédie.)

Dans le 15' siècle Barlholomeo Alei^nati et son fils Giaziadio enrichirent l'Ilalie de 140 orgues beaucoup plus parfaites que ce qu'on avait vu jusque là. (Uevue musicale.)

Les historiens rapportent qu'une femme mourut de plaisir en entendant les orgues que l'empereur Constantin Copronvmc avait envoyc'os h Pépin , père de Ciiarleinagne. (M"'« de Bawb.)

Vorgve est composée de plusieurs tuyaux.

(Trévodx).

Des orgues portatives.

(académie.)

L'orgue est le plus grnnd , le plus audacieux, le plus magnifique de lous les instrunienls que le génie de l'homme a inventés. Les gipfantesques harmonies qu'il crée cl qu'il déploie avec tant de hardiesse; les mille voix qu'il forme et qu'il réunit en un concert admirable, ont f.iil de cet instrument une merveille, un chef-d'œuvre. Faut-il s'étonner maintenant si orgue csl quelquefois masculin? n'est-ce pas l'idée de puissance, de '^énie qui prive souvent ce nom de la féminité quesa terminaison lui destine?

Si au contraire on observe simplement la forme de ce mot, il devienl réguliôremenl féminin :

Cet orgue qui se tait, ce silence pieux ,

l.'invisililc union de la terre et des cieux ,

Tout enflamme , agrandit , émeut l'homme sensible.

Quand de l'orgue lointain l'insensible soupir Avec le jour aussi semble enfin s'assoupir,

Pour s'éveiller avec l'aurore. (Lamartine.

[Fontanes.)

« L'orgue est composée de plusieurs tuyaux. » {Trévoux.)

« Des orgues vortalives. » ' ( Académie. )

Toutefois, généralement parlant, orgue est masculin au singulier, et féminin au pluriel : et ce n'est point une bizarrerie. L'idée de chef-d'œuvre que la masculinité traduit si exactement, entraîne toujours après elle l'idée d'unité; car les chefs-d'œuvre ne se multiplient pas comme les feuilles des bois. L'union du masculin et du singulier est donc ici un fait complet et exact : mais si vous employez orgue au pluriel, alors la pluralité repousse nécessairement toule idée de chef-d'œuvre; la masculinité n'est donc plus nécessaire, indispensable; le nom pluriel orgues rentre dans l'ordre naturel, el reçoit le genre fémini» que sa terminaison réclame :

« Les premières orgues qii'on ait vues en France furent apportées par des ambassadeurs « de l'empereur Constantin Copronyme, qui les offrirent au roi Pépin. » ( Trévoux. )

Si cependant on parlait de l'orgue de Lubeck, de celui de Milan, de celui de Rome, etc.; comme ces orgues sont réellemenl admirables, on pourrait employer le masculin , même au pluriel , el dire : « Tous ces orgues si parfaits sont de grands chefs- « d'œuvre. » On pourra donc dire aussi : « L'orgue de Si-Marc à Venise est un aes plus « beaux orgues de toute l'Italie (i). »

(1) Dans la traduction de l'ouvrage de Burney, intitulé Ue Ve'tat présent de la musique , on lit : à Milan, au Dôme ou lamétropole , il y a deux grands orgues , un de chaque côté du chœur.

Si cette harmonie du genre eûl été plus tôt établie, on ne rencontrerait pas dans nos écrivains tant d'incertitude à son sujet.

On bel orgue.

Cil bon orgue On oigue csccllciit.

Cn giand orgue.

On petii orgue.

Accorder un orjjue.

EXERCICE PHRASÈOLOGIQVE.

Oigue trop bruvatit <)rfu« bien mai fait.

Orgue |ire6r|ue ireut Un fieil orgue.

Cniirbirn y a t-il (le jeux à cet orgue ?

Orgue fait par tel arlisle.

[ r bdiel orgues.

le bonnes orgutrr.

D'excelleirlei crgur».

Orpms orneej de jollei Jculp-

lUIl'S

Orgue» trop bruyante».

Det orgue» peitative.

Urguei inférieure» ■ lalloi i

très.

Orgue» mal c<.n»trailn.

Orgues délicieuse».

^^ N XXXVlli. »>^

LISTE ALPHAIiÉTIQLE DES NOMS QUI SONT MASCILI\S I)A.\S LiNE ACCEPTION ET FÉMININS DA>$

LNE AL TUE.

1" SKRIE. MASCULI.N.

On appelle un aide de cuisine un second cuisinier, ou le compagnon qui le sert et le soulage.

(Tkévoux.)

L'aunh, ami des marais, le coudre, les bouleaux. Embelliront aussi vos clianiiKlres berceaux,

(Castel.)

Le poulain né du barlk cn hauteur la sim pas.-e.

(UoSàET.)

Si je roulais invoquer une musc savante , mes iloctes accords diraient ici (luclie fut la destinée da liARDK dans les jours du vieux temps.

(Cil AXE A U BRI A. ND.)

Hcliogabale se fit tirer dans un coche par quatre femmes nues , à travers les rues de Konie.

(Mo.nïaicne.)

La nuit, de son trône d'cbène, Jette son crêpe obscur sur les monts, sur les Ilots.

(Dklili.k.j

Ces jours passes, chez madame Arabellc, Damis vantail un Écuo merveilleux.

(Po.NS j)H Verdun.)

l'n E.NSE1CKK aux gardes a monté le premier à l'assaut. (Trévoux.)

Dans un espace de douze ans, vous avez épuisé tous les sentiments qui peuvent cire épars dans une longue vie. (J.-J. Rousseau.)

Les bons EXEMPLES font voir tout ensemble cl que la vertu est possible et qu'elle est approuvée.

(Sr-HÉAL.)

Lu roRET est un outil d'acier, pointu, en forme de vis, dont on se sert pour percer un tonneau.

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