NOMS QUI, AYANT UN FEMIMN , S'EMPI.OIENT CEPEKDANT AU MASCULIN
La mère est le premier inidtuteur de «on enfant.
(Bernardin de St-Pierre.) L'expérience qui ne s'acquiert que par des fautes , est un maître qui coûte trop clicr. (Stanislas.)
La colère est à la fois le plus aveugle , le plus violent et le plus vil des conseillefs. (de Skgdr.)
La vanité est le plus ifitime de nos conseillers, et celui dont les avis prévalent le plus souvent.
(OXKNSTIKRN.)
L'histoire renferme l'expérience du monde et la raison des siècles; c'est un maître impartial dont nous ne pouvons réfuter les raisonnements , appuyés sur des faits ; il nous montre le passé pour nous annoncer l'avenir : c'est le miroir de la vérité.
(de SÉGun.) . . . L'angoisse , la tristesse , Sont compagnons de la prospérité.
(Lombard de Langrks.)
Les nourrices sont nos maîtres dans la langue naturelle; elles entendent tout ce que disent leurs nourrissons, elles leur répondent et ont avec eux des dialogues très bien suivis. (J.-J. Rousseau.)
Telle femme que nous connaissons , s'est réveillée homme de lettres. (Arnault.)
Les loi» «ont les souverains des senverains.
(,Lotiis XIV.)
Dans les scènes de la vie morale, l'âme est tout à la fois acteur et téiuoin. (dk Gérando.)
Les petites-maîtresses sont de grands maîtres CD coquetterie. (Boistk.)
Votre exemple m'instruit , votre bonté m'accable ; Ninon dans tous les temps fut un homme estimable.
Elle devient son maître, au moment où sa voix Bégaie à peine un nom qu'il entendit cent fois ; Ma mère est le premier qu'elle l'enseigne à dire. Elle est son maître encor dès qu'il s'essaie à lire.
(Legouvé.)
Un fanatisme aimable à leur âme enivrée Disait • la femme est Dieu, puisqu'elle est adorée.
Hd.)
Et les infortunés que leur bonté soulage Sentent avec bonheur, peut-élre avec amour. Qu'une femme est l'ami qui les ramène au jour.
On voit qu'il y a des circonstances où, même en parlant de femmes, ou d'êtres du genre féminin, on doit, dans les noms qui ont une terminaison propre pour le féminin, employer plutôt le masculin. Ainsi, bien que les mois roi, mtiîlre, Dieu, souverain, mni, aient leur féminin m«e, maîtresse, souveraine, déesse, amie, etc., il faut dire : Marie-Thérèse était un grand roi. Les petites-maîtresses sont de grands uxîtkes en coquetterie. La femme est Dieu, puisqu'elle est adorée. Les lois sont les souverains des souverains. Une femme est l' ami qui ramène les infortunés au jour, etc. C'est ainsi qu'une femme qui disputerait à son mari l'autorilé qu'il doit avoir dans le ménage, dirait : le maître ici, c'est moi, bien qu'elle pût dire aussi : la maîtresse ici, c'est moi. Mais il y a entre ces deux locutions une ditTérence bien sensible, et qui résulte entièrement de la différence qu'ont pour le sens les mots maître et maîtresse.
Nous avons épuisé toutes les règles de syntaxe relatives au genre des substantifs; il ne nous reste plus qu'à faire connaître celles qui ont rapport au nombre, partie si difficile et qui n'a pas encore été bien traitée jusqu'ici dans aucune grammaire.