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DU NOMDRE DES NOMS PRIS MATERIELLEMENT

Les si, les car, les contrats sont la porte Par OÙ la noise entra dans l'univers.

(I^A Fontaine.)

Un jour se passe et deux sans autre nourriture Que ses profonds soupirs, que ses fréquents /ie7«5.

{la.)

Sans rien cacher, Lise, de bout en bout , De point en point, lui conte le mystère , Dimensions de l'esprit du beau père, Et les encore, entin tout lephœbé.

(La Fontaine.)

Strabon dit que les Perses épousaient leurs mère?; mais quels sont ses garants :•* dos ouï-dire , des bruits vagues. (Voltaire.)

Je n'aime pas les h aspirée? : cela fait mal à la poitrine ; je suis pour l'euplionio. [Id.)

.... de ces deux moi piqués de jjlousie L'un est à la maison, et l'autre est avec vous.

(Molière.)

Ami, je n'irai plus rêver, si loin de moi, Dans les secrets de Dieu, ces comment, cas pourquoi.

(Lamartine.)

Les quand, les qui, les quoi pleuvent de tous côtés , Sifflent à son oreille , en cent lieux ré{)étés.

(Voltaire.)

Les si, les mais, les oui, les non , Toujours à contre-sens , toujours hors de saison , Echappent au hasard à sa molle indolence ,

Et souvent à sa nonchalance.

. Donnent un air de déraison. (Delillk.)

Eucor des non ? toujours ce chien de ton , Et toujours non ; quand on parle à Rondon.

Que le diable t'emporte avec tes 5t, tes mais.

(ItEGNARD.)

11 a Antoine en aversion n'est pas propremcnl lo concours de deux a, parce que an est une voyelle mj sale très différente de a. (Voltaire.)

Il est des nœuds secrets, il est des sympatliicâ , Dont par le doux rapport les âmes assorties S'attPchent l'une à l'autre , et se laissent piquer Par ces je ne sais quoi qu'on ne peut expliquer.

(Corneille.)

Dans SCS combinaisons notre langue est captive ;

Elle n'a Jamais eu de force imitative ;

Son nerf vient se briser contre ses e muets.

(de Pus.)

il ne demande pas les comment, les pourquoi : Les définitions le font pâlir d'effroi. (Delille.)

Plusieurs peu font un beaucoup.

(Floriax.)

On aura quelque part omis une virgule; que sais-jc? on n'aura pas mis les points sur les i, aussitôt cela forme un procès ridicule. (La Chaussée.)

Je sais tous les si et les mais dont les petits spéculateurs ont enluminé cette vaine science.

(Mirabeau.)

Trois un de suite font cent onze en chiffres arabes.

Mon cher philosophe et mon maître , les 51, les pourquoi, sont bien vigoureux. (Voltaire.)

Dans le cas où la somme des oui surpasse celle des non, alors la loi nouvelle doit l'emporter; car enfin , quand ^a balance est juste, le moindre poid? suffît pour la faire balancer de l'un des cotés.

(Mirabeau.)

11 faut se garder d'enseigner aux enfants ces phrasej d'une politesse affectée dont ils surchargent lcur.s demandes , comme les je vous en prie , les petite maman, en grâce. (M°>' Campan.)

Les Italiens ont supprimé toutes leurs ft.

fN'OLTAIRK.)

Un tiens, vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras.

(La FoNTAnE.) 11 pleut des monosyllabes. On m'a envoyé les que, on m'a promis les oui, les »ion, les pour, les qui, les quoi, les st. (Voltaire.)

Immolée à mon père n'écorche point mon oreihe, parce que les deux e font une svllable longue.

Les si, les pourquoi sont bien vigoureux j on pourra y joindre les que, ies oui, les non, parce qu'ils sont plaisants. (Voltaire.)

... De CCS deux moi piqués de jalousie , L'un est à la maison, et l'autre est avec vous.

(jHolière.;

11 esl une classe nombreuse de mois, tels que ceux des exemples que nous venons de ciler, qui ne prennent pas la marque du pluriel, lorsqu'ils sont employés subsiantivement. La raison en esl, que la plupart de ces mots sont invariables de leur nature, et qu'ils sont ici pris dans un sens loul-à-fait matériel (i). Voici les exceptions :

1° Quoique les verbes à l'infinitif soient essenliellgmeni invariables, ils prennent le signe du pluriel, quand ils sont passés à l'état de substantifs simples : les dîners , les soupers, les pourparlers , les rires, les pouvoirs, etc.

2° 11 en est de même des prépositions devant et derrière; on dira : les devants, les derrières de l'armée.

EXERCICE FERA SÉOLOG IQ VE.

r.ci quoi qu'on C2 dlM

L«s comment.

Les je De laii pas.

Les parce que

Les oui.

Les non.

Les chut'i)

Des s , des b , des e.

Des sols, des si, des ta Des mi, des Is des ut Trois quatre , trois sept.

Trois bult , trois neuf Des certainement.

T.es compte sur mol Des oui dire.

Les pourquoi.

Des il , des moi.

Des toi , des pour Des par.

Des aire

Des pru.

Des trop.

Des beaucoup, des commu.

Des prenez garde à tous.

Des qui TÏTCa?

(1) Voici deux exemples de Molière dans lesquels cette règle a été violée :

Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire?

— Qui parie d'offenser grand-mère ni grand-père ?

0 ciel ! Grammaire est prise à contre-sens par toi.

Grammaire, étant pris matériellement, devait être employé au masculin, car on veut dh-e que ce mo: grammaire , est pris à contre-sens, etc.

Décider en chef et faire du fracas

A tous les beaux endroits qui méritent des has !

Par In même raison, il fallait des ha sans $; mais ce signe était nécessaire pour larégularltc delà rime.

(3) Piion I dit chult sree i : Pair / t»ut/ — To It prtmtntr ««e f«i fui «f l<-i cirTS.

^^^^ms> JV XLV. o'^m^<

DV NOMBBE DES NOMS PUOrUES.

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