NOMS PROPRES EMPLOYES COMME TELS
Washington n'appartient pas, comme Buimaparte, à cette raf.e des Alexandre et des César^ qui dépasse la stature de l'espèce humaine.
(Chateaubriand.) Ce qu'il y a de certain, c'est que les plus savants des hommes, les Socrate , les Platon, les Newton ont été aussi les plus religieux.
(Bernardin de St-Pierre.)
Les Platon, les Pijthagore, ne se trouvent plus j ou, s'il y en a , c'est Lien loin de nous.
(J.-J. Rousseau.) Les vrais gens de lettres et les vrais plùiosoplies ont beaucoup plus mérité du genre humain que les Orphée, les Hercule, et les Thésée.
(Voltaire.) Il n'y eut en aucune province d'Italie d'orateurs comme les Démosthène, les Pcriclès, les Eschine.
[Id.)
Les Ijiche , les Montesquieu , les J.-J. liousseau , en se levant en Europe , appelèrent les peuples modernes à la lihertc. (Chateaubriand.)
Les La Fontaine, les Boileau, les Racine, les Molière, vivaient entre eux.
(BeriNardin de St-Pierre.)
Ce n'est que de loin en loin , et dans les intervalles lucides des nations , qu'on voit paraître des Hérodote, des Varron, des Spanhcim et des Barthélémy. ' \
(de BoUFfLERS.) I
^ Nou? avons quelques bons philosophes; mais, il faut
l'avouer, nous ne sommes que les dicisples des Nevoton \
des Locke, des Galilée. ' i
(Bernardin dk St-Pierre.) i
Réalisez une héroïne de roman , elle goûtera des *'
voluptés plus exquises que les Laïs et les Cléopdlre. !
(J.-J. Rousseau.) ]
Laissons donc à RIolé , cet acteur plein de grâce Aux Fleuri, aux Sainial , ces artistes chéris, ' L art d embellir la scèue et de charmer Paris.
(Dklille.) I.a, pour randes Uidol, Annonay voit paraître Les feolitcs oQ ces vers seront tracés peut-être.
(Dklille.)
NOMS PROPRES DEVENUS MOMS CCMMDNS.
Il n'y a si petite nation moderne qui n'ait se* Âlexandres et ses Césars, et aucune ses Bacchus e' ses Cérès. (Bernardin de St-Pierrk.)
Si les qualités momies se transmettaient par la naissance , on verrait des races invariables de Sacrâtes, de Calons, de Nérons, de Tibèrcs.
(Bernardin de St-Pierre.)
Si tous les hoirwnos étaient des Sacrâtes, la science alors ne leur serait pas nuisible ; mais ils n'auraient aucun besoin d'elle. fJ.-J. Rousseau.)
C'est en Hollande que l'on trouve communément des enfants au teint frais, les pins beaux blonds, les plus belles carnations, et des hommes semblai.'les à des Hercules. (Bernardin de St-Pierre.)
Il est sûr qu'il ne se trouve plus de ces âmes vigoureuses ou raides de l'antiquité , des Aristid-:s, des Phocions, des Périclès, ni enfin des Sacrâtes.
(Fontenelle.) Oh ! combien de Césars deviendront Laridons.
(La Fo.ntaine.) •
.... Si la troupe invisible
Des froids censeurs, des Zaïles secrets,
Lance sur toi ses inutiles traits ,
D'un cours égal poursuis ton vol paisible.
(Grksset.) L'art peut produire des milliers de Théocrites et de Virgiles, mais la nature seule crée des milliers de paysages nouveaux en Europe, en Afrique, aux Indes, dans les deux mondes.
(Bernardin de St-Piep.re.) On aura beau faire et refaire cent fois la vie des rois, nous n'aurons plus de Suctones.
(J.-J. Rousseau.)
La plupart des Mécènes ont été des hommes peu instruits , témoin Auguste et Louis XIV.
(Bernardin de St-Pierre.) Les Titus craignent-ils le destin des NéronsP
(De Bellot.)
La nature n'approvisionne ce monde que par assortiment : il faut recevoir mille Colins pour un Boileau, et cent erreurs pour une vérité.
(Lemontky.^ Et vous, nouveaux Davids, sur vos iiarpcs mvstiques. J'entends pour rElernel retentir vos cantiques.
(Ducis.)
Ce furent les vices et les flatteries des Grecs et des Asiatiques , esclaves à Rome, qui y formèrent les Catilina, les César, les Néron.
(Dernardin de St-Pierre.j
Le même roi qui sut employer les Condé , les Turenne , les Luxembourtj , les Créqui , les Câlinât et les Villars daits ses armées; les Colbert et !?s Louvois dans son cabinet , choisit les Itacine et les Boileaii pour écrire son histoire ; les Bossuel et les Fénelon pour instruire ses enfants -, les Flcchter, les Bourdoloue et les MassiUon pour l'instruire luimême. (Mal'ry.)
Illustres conjures, les Brute, les Cassis , Frappent le grand César sans sauver la patrie.
( DE ST-Vicïor..)
Les glaces , la beauté , les Saphos de notre âge , Ne sont pas à l'abri de son humeur sauvage.