ROYOU
Il est là des tyrans , des ministres cruels,
Et des Solans d'un jour qu'on proclame immortels.
(MiCHAUD.)
Un Auguste aisément peut faire des Yirgiles.
(BoiLEAU.)
Aux siècles de Midas on ne vit point d'OrpItées.
Qui nous a dit que , de nos jours , parmi les nations policées ou barbares , on ne trouverait pas des Ilomèrcs et des Lycurgues occupés des plus viles fondions? (Barthélémy.)
Les Stentors des salons sont pour nous un supplice.
(Delillk.)
Le nom propre, quand il représente le seul individu pour lequel il a été créé, est invariable; mais il prend la marque du pluriel, lorsque, par extension, il se dit de plusieurs individus semblables à celui dont on cile le nom (i).
Ainsi, dans les exemples de la première colonne, les noms Socrale , Platon, Féneton, CaLinat, elc, désignant, malgré les adjectifs pluriels qui les accompagnent, Socrale, Platon, Fénelon, Caf/»flf eux-mêmes, n'ont pas pris d's; il n'en est pas de même dans les exemples de la seconde colonne, où les mots Tacites, Sclpions, Nestors^ employés pour signifier des hommes semblables à ces trois giands personnages, devaient se pluraliser.
EXERCICE PHRÂSÉOLOGIQUE.