‹ Grammaire nationaleChapitre 93 sur 643 · N" LV · texte numérisé non relu

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DU AOMIillE APRÈS LA TRÉPOSITlOiV de.

Les menuiriers et les ébénistes se servent de la gélatine ou de la colle , pour tenir rapprochées les pièces de bois ; les fafaricunts de papier en font une grande consommation. (Dict. des se. mi':d.)

Sardanapale , si fameux par son abandon aux voluptés, fut le premier qui lit usage de lits i\c plume.

(SALLE^iïlN.)

Il y a au moins 900 cuves dans le royaume, dont chacune emploie environ 40 milliers de vhi[]'on.

(Desmarets.)

J'aime le bon vin , mais où en prendre? clicz un marchand de vin? Comme que je fasse, il m'empoisonnera. (J.-J. Rousseau.)

Télémaque et Mentor le suivirent environnés d'une grande foule de peuple qui considérait avec empressement et curiosité ces doux étrangers.

On voit dans Paris des multitudes de femmes perler d'énormes paquels de linge sur le dos.

(^Df.r:«ari)1x de St-Pierrk.)

On assure que les Bénédictins , qui possèdent environ neuf millions de livres tournois de reste dans le royaume de France, fourniront au moins neuf vaisseaux de haut bord. (Voltaire.)

Je préfère une branche de lilas à un pot de giroflée. (Ber.nardln de St-Pierre.)

2"* SÉRIE. — pluriel.

Pour consumer autrui, le monstre se consume, El, dévorant maisons, palais, châteaux entiers, Rend pour des monceaux d'or de vains tas de papiers,

(liOlLEAU.)

Il n'est pas rare de trouver, je ne dirai pas des enfants, mais de gran<ies personnes même, qui, pour écrire seulement quelques lignes , usent presque un paquet de plumes. (Aao.wme.)

Quelques fabricants distinguent jusqu'à neuf lots le cliiffons , les superfins , les fins, les mi-fins, les moyens, etc. (Desmarets.)

Les vins qu'on vent en déliil chez les marehanik de vins de Paris, quoiqu'ils ne soient pas tous litiiargés , sont rarement exempts de plomb , parce que les comptoirs de ces jnarchands sont garnis de ce "létal. (J.-J. Rolsskau.)

Je ne m'arrêterai pas ici aux productions du palmier (lUi servent aux besoins jnurnalicrs d'une mnllitude de peuple. (lÎEUNAnui.N de St-Piekre.)

C'est une obligation morale de rendre aux femnïes les niétiers qui leur appartiennent, comme ceux d'accoucheuses , de colircuses, de couluricres, de marchandes de linges et de modes.

(bER.NAI'.DIN DE Sl-PlERRE.)

Un père de famille qui vit dans sa terre avec douze mille livres de renies aura besoin d'une grande attention pour vivre à Paris dans la ni'Mue aliondauœ avec quarante mille. (Voltaire.)

De l'urne sortent au lieu de plantes fluvialiles colles qui se plaisent dans les lieux les plus secs, des toulFos ûc giroflées '}aunes> , de pissenlits et de longues gerbes de graminées saxatUs.

(Dernarcin DE St-Pierre.)

Ces exemples sont rapportés pour montrer qu'il y a des cas où, lorsque deux noms sont liés par la préposition de , le dernier se met tantôt au singulier, tantôt au pluriel, selon le point de vue de l'esprit. Nous allons faire senlir, au moyen de l'analyse, la diiïérence de l'emploi de ces deux formes.

Fabricants de papier. On parle du papier en général, sans faire aucunement attenlion aux dilTérentcs iiualités. C'est parce que ce mot est pris dans sa plus grande «îxtension, qu'il est et doit être au singulier.

Tas de papiers. Ici l'on ne parle pas du papier pp général , mais bien de plusieurs papiers^ d'un tr.s dt papiers ; on compte en quelque sorte tous les paplcre. Dans ce cas , il faul donc, comme on le voit, le pluritt-

De cette analyse nous pouvons tirer ce principe général :

1° Lorsque deux noms sont unis par la préposition rfe, le second reste toujours au singulier, toutes les fois qu'il est pris dans un sens absolu, général.

2° Il se met au pluriel, s'il est pris dans une acception individuelle ou collective.

L'application que nous allons faire, dans les numéros suivants, du principe que nous venons d'établir, en prouvera jusqu'à l'évidence la justesse el la vérité.

Pei marchands de plume.

Des gens d'èjjée.

Des roulettes de lit.

De b gclee de pomme.

De la recule de pomme de terre.

Marmelade de pomme Du sirop de groseille.

Des lonfilures de prune De l'eau de poulet De la gelée de poisson.

De la conserve de violette Une Tricasséc de poulet A ccuj-8 d'ongle.

A coups de fu»i1 & coups de marteau

PLURIEL

Un marchand de plumes.

Un fabrirant d'épées.

Des bois de lits.

Une corbeille de pomnieg.

Uii i^îgoul de pomnufï de terre.

Compote d<' pomtne^ Un panier de groseilles.

Un quaileron de prunes.

Une poire de poulets.

Une quantité de poissons.

Un bouquet de violettes.

Une fricassée de poulets A roups d'ongles.

A coups de fusils, A coups de marteaux.

SINGCLIEB.

Dix rames de papier f^'Ot livre» de glace.

Un panier de ftatt.

De l'huile de rose.

De l'buile d'olive.

De la marmelade d'abrïcot De» confitures de groseille.

Des confitures de cerise.

De la gelée de viande De la conserve de mauve De la gelée de veau.

De la gelét' de mou Ion.

A coups de pied.

A coups de poing A coups de LltOD

PLURIEL

Une liasse de papiers.

Un marchand de glaces Un panier de fruiU.

Un Douquet de roses Un baril d'ollTe».

Une douzaine d'abrîeoti.

Une livre de groseilles.

Un panier de cerises.

Une infînllé de viandes.

Un champ de mauves Ud troupeau de veaux.

Une centaine de mouton».

A coups de pieds.

A coups de poings, A coups de bâtons

^*«^o N° LVI. S3^w^<

DU NOMBRE DES SUBSTANTIFS PRECÉDKS DES EXPRESSIONS pluS de , moinS df ,

beaucoup de , etc.

l" SKRIH. — SINGULIER.

La proie est peu de chose et ne plaît <iux cliasscurs Qu'autant qu'elle a coûlc de course et de sueurs.

(l'iRON.)

Qnand on n'est plus sensible à l'amour, on a plus ie repos et moins de plaisir^ moins de vie.

(DUCLOS

Nous avons si peu de vertu , que nous nous trouvons ridicules d'aimer la gloire.

(>'acvenai»gdes.)

De tous les secours dont on peut soulager les mallieureu'c , l'aumône est à la \ôrité celui qui coûte le moins de peine ; mais il est aussi le plus passager et le moins solide. (J.-J. Rousse.\u.)

Le ridicule a acquis iant de force en France , qu'il y est devenu l'arme la plus terrilile qu'on y puisse employer. (Bernardin de St-Pierre.)

Le montagnard trouve plus de charmes h sa montagne que l'habitant de la plaine h son sillon.

(ClIATE.\UBRlAND.)

Il y a des gens dont la lininc et le mépris font çAus d'honneur que les louanges et l'amitié.

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