Les verbes latins d'où dérivent nos verbes
1. Par une bizarrerie, digne de notre système orthographique actuel, asseoir perd son e au futur et surseoir le garde.
18i GRAMMAIRE RAISONNÉE
de la conjugaison morte avaient les désinences suivantes à l'indicatif présent ;
( 1" personne (eo), (o), (io)
Singulier) 2« persenne fe j s (ij s
( 3^ personne (e) t, (i) t
!1''^ personne [e»nMs] [imus]
2*^ personne [etis] [itis]
3® personne, (e) ni (u)ni,(iu)\\i
Les désinences des deux premières personnes du pluriel ont été remplacées par les terminaisons uniformes ons, ez, qu'on retrouve dans toutes les conjugaisons et dont nous n'avons pas à expliquer ici l'origine. Les autres désinences ont subi des changements phonétiques réguliers : chute des voyelles à l'exception de celles de la troisième personne du pluriel qui s'affaiblissent en e muet, conservation des consonnes. D'autre part, à une époque relativement récente, la première personne du singulier a été rendue semblable à la seconde et a pris une s (^) Il en résulte que nos verbes en re, où' et ir (non inchoatil) ont uniformément les terminaisons suivantes à l'indicatif présent :
{ i^° personne s {^)
Singulierj 2'^ personne s
( 3" personne t
I"!^^ personne ons
2® personne es
3' personne eut
361. — Toutefois, nous écrivons par une?, à la troisième personne du singulier, {"les verbes en andre, endre,
1. Celte assimilation s'est produite sous l'influence de certains verbes qui phonétiquement étaient arrivés à avoir une s à celle personne, comme certains noms ont une s même au singulier.
2. Il va sans dire que c'est s et non a; qu'il faudrait à la fin des formes je veux, tu veux, comme dans je meus, tu meus, je boiui»