‹ Grammaire raisonnée de la langue française. Avec préf. de Gaston ParisChapitre 111 sur 141 · Quand la consonne finale du radical est une · texte numérisé non relu

Quand la consonne finale du radical est une

elle se change en u devant les désinences du singulier, de même que 17 de cheval est devenu u devant s dans chevals, chevavs : « ils vaL-ent et tu vav-s (^), il vav-t » C^) ; à moins cependant que la voyelle qui précède ne soit déjà un u (ils veul-ent, il veu-t). L7 mouillée de « bouill-ir » est traitée comme 17 sèche de « ils veul-ent », elle disparaît ou se confond avec \'u précédent dans/e hou-s, tu hou-s, il bou-t.

Les verbes cueillir, assailli?^ tressaillir avaient jadis des formes analogues (il cœut, il assaut), au singulier de l'indicatif présent; aujourd'hui on conserve partout 17 mouillée, qui ne peut se prononcer, aux trois personnes du singulier, qu'en s'appuyant sur une muet; dès lors, ces verbes suivent, à ces personnes, la règle de la première conjugaison ; je tressaille, tu tressailles, il tressaille, comme je travaille^ etc.

367. L'n linale du radical se conserve devant les désinences du singulier. Le radical tonique de tenir est tien' (écrit tienn dans ils tiennent (^); on aura au singulier de l'indicatif présent : « je tiens, tu liens, il tient ». — Un mouillée perd sa mouillure; le radical de plaindre étant plaign (§ 344,/"), on aura : « je plain-s, tu plain-s, il plain-t », à côté de « nous plaign-ons, vous plaign-ez, ils plaign-ent ».

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