Lorsqu'on veut parler d'un objet en particulier
1. Nous allons voir (§ 18/,) que l'article défini s'emploie aussi quand on parle de l'objet en général, de l'objet-type.
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(et noa de l'espèce), si l'objet n'est déterminé d'aucune des façons ci-dessus indiquées, ni par un adjectif possessif ou démonstratif, c'est-à-dire s'il s'agit d'un objet non précisé de l'espèce nommée, on place devant le nom soit un adjectif indéfini soit l'arlicle dit indétini : un chien (il n'en a pas été question, on pourra le décrire plus ou moins dans la suite, mais on ne dira pas avec précision, si ce n'est dans une autre phrase peut-être, de quel chien il s'agit). L'article indéfini indique qu'il s'agit d'un objet de l'espèce marquée par le nom et non de l'espèce en général, mais que cet objet n'est pas déterminé exactement.
184. Il y a un cas oi^i aucun des deux, articles ne s'impose, c'est lorsqu'on parle non d'un objet de l'espèce désignée par le nom, mais de l'espèce ellemême dans sa généralité. L'ancien français disait sans article : « Souvent femme varie », « bon chien chasse de race, etc. », et nombre de locutions ou de tournures encore en usage ont conservé la trace de cette façon déparier : avoir raison, avoir faim, prendre congé; ni menaces ni prières ne purent le fléchir ('). Mais la tendance manifeste de la langue est d'individualiser le substantif. En considérant le nom comme désignant l'objet-type de l'espèce ou au pluriel tous les objets de l'espèce, ou encore en le personnifiant s'il s'agit d'un nom abstrait, on le détermine par cela même et on
I. 11 MOUS reste même dos traces de l'emploi du nom sans arlicle : ù la mode latine, lorsqu'il est parfaitement déterminé : sous peine de, (i/in de (à fin de), à cntise de, trouver moyen de, etc. Courir la chance de est moins ancien ; si l'on trouvait dos exemples de courir cluincc de, il faudrait admettre que cette expression, moins employée que les autres, a subi la tendance générale. Parfois la langue profite de l'existence de deux façons de di;e, l'une archaïque, l'autre plus moderne, pour exprimer deux idées différentes : demander la raison de a pris une autre signilication (iiir demander raison de.