Les noms de cours d'eau, de montagnes, s'em
1. Rii iialiêii, les noms de famille n'ont pas résisltS à la tendance, et c'est sous une influence italienne (4ue nous dirons Le Poussin.
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ploient toujours avec rarticle. Toutefois, la locution archaïque « eau de Seine » s'est maintenue, mais on dit aussi « eau de la Seine » ; on supprime aussi l'article, devant les noms de , cours d'eau, dans les noms de lieux tels que : Bar-sw-Aube , Pont-sur-Yonne, Nogent-sur-Seine, Chalon-sur-Saône . Ponl-iV Ain. « Pontde-la-Beauronne, Razac-sur-l'Isle, etc. » sont des expressions plus récentes.
2° Noins de pays.
196. La plupart des anciens noms de pays étaient féminins : l'Europe, l'Asie, l'Afrique, l'Italie, l'Espagne, la Grèce, l'Egypte, la Macédoine, la Phrygie, la Cappadoce, la Perse, la Bretagne, la Provence, la Gaule (*) ; et beaucoup de noms moins anciens ou récents, formés ou non sur le modèle de ceux-ci, ont le même genre : la France, l'Allemagne, la Lorraine, la Bourgogne, l'Autriche, la Suisse, l'Angleterre, la Belgique, la Hollande, la Suède, la Norvège, la Hongrie, la Bavière, la Saxe, la Silésie, la Pologne, la Russie, la Sibérie, la Crimée, la Chine, l'Amérique, l'Océanie, la Bolivie, la Colombie, la Tunisie, etc.
Ceux de ces noms qui sont antérieurs à la diffusion de l'article, s'étant jadis employés sans article, comme en latin, ont conservé cette particularité dans certaines locutions : en Italie, roi de Perse, beurre de Bretagne, etc. 11 est naturel que les autres noms féminins de pays soient traités de même par imitation : en Colombie, république de Bolide, vins (V Algérie (*).
1. Les exceptions se coinploat : on dit le PonI, mais ce mot est un nom commun masculin qu'on a transformé en nom propre, i'élnponèsc était féminin en grec et en latin.
2. A moins que l'article fasse corps avec le nom comme dans La Plala. La Jamakute.
I/ARTICI.K lUCVANT LKS NOMS l>i: I' V Y S 03
197. Parmi les noms de pays masculins antérieurs à l'époque moderne, les plus nombreux sont des noms de provinc(^s ou de petits pays, formés par des adjectifs ou des locutions adjectives, avec ellipse du nom qui signifie pays : le Forez « Forensis pagus » est le pays de Feur>, le Colentin « Constanlinus pagus »> est le pays de Coulances, le Languedoc est le (pays de) langue-d'oo ('). Ya\ raison de cette formation, ces noms ont normalement rart.cle, qui se place toujours en français devant les adjectifs pris substantivement, comme marque de leur nouvel emploi, et il semble qu'ils devraient le maintenir partout, et de même, par analogie, les autres noms masculins de pays.
3Iais ceux de ces noms (les noms européens) ([ui sont antérieurs à l'époque moderne ont subi partiellement l'influence des féminins, et on a dit « en Languedoc » comme « en Guyenne », « comte de Périgord » comme « duc de Bourgogne », et de même « roi de Pont » comme « roi de Bithynie ». Toutefois, dans les locutions analogues où le nom de pays est précédé de la préposition de, mais se trouve uni moins étroitement au mot qui précède, les masculins ont repris leur indépendance, et on a des oppositions telles que : monts du Forez, et monts de Bretagne, truffes du Périgord et cidre de Normandie.
198. Quant aux noms masculins plus modernes (ceux des pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique) (*), ils ont échappé presque complètement à l'analogie des fémi-
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1. Sans cloute la BuiQuiulia (d'où Bourgogne] est le pays des Burgondes, ...ais le mot Burgundiu n'a jamais été un adjectif, il est formé par l'adjonction d'un suffixe, et non par la juxtaposition d'un adjeclif et d'un nom.
■>. Tous les noms anciens d'Asie et d'Afrique sont féminins. Voy. toutefois la note 1 du § lyc.
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nins et ne perdent pas l'article : (^) empereur du Brésil et non de Brésil, république du Mexique, de l'Uruguay et non de Mexique, d'Uruguay (^). Comme la langue répugne à dire en le, sauf dans quelques expressions cousacrées, on emploie devant ces noms au qui en est l'équivalent (voy.^^ 181 et 191) : né au Japon, voyageait Chili, au Pérou, au Canada, ait Maroc, au Sénégal, au Congo, au Tibet, au Tonkin, au Dahomey.
Quand le nom masculin singulier commence par une voyelle, il faudrait dire à V : voyage à L'Uruguay, à l'Afghanistan. Mais à n'a pris la valeur de dans (un pays) (^) que sous la forme oîi il se contracte avec l'article : au. Il faut donc ici remplacer à par une autre préposition, soit dans suivi de l'article, soit en sans article par analogie avec l'usage suivi pour les noms féminins : da7is l'Afghanistan, en Afghanistan.
On ne dirait pas : « il est né dans le Chili » au lieu de au Chili. Mais quand il s'agit du nom d'un pays dont on ne parle pas couramment, on hésite entre en, au et dans le : « en, au ou dans le Béloutchistan. »
199. Les noms de départements, qui ont été soumis à une règle précise et qui ne flottent pas, comme souvent les autres noms de pays,- entre des analogies contradictoires, gardent toujours l'article même s'ils sont féminins ('*) :
1. lien est de nièiiifl des iiuelques niuns fi''iiiiiiiiis, très nires. qui s'emploient au plurii'l : les Indes, les Antilles. « Indes » au pluiiei n'est pas ancien.
2. On dit royaume de Siara, de Cambodge, république de Vén(^zuela, parte que Siam, Cambodge et Venezuela (petite Venise) sont des noms de villes ; mais le Siam, le Cambodge, au sens de « le royaume de Siam, de Cambodge », le Venezuela au sens de « le pays de Venezuela » gardent toujours l'article : « il est allé au Venezuela, au Cambodge. »
3. Devant les noms de villes, à s'emploie couramment avec cette valeur : a h Paris, à la Rochelle. »
/,. Toutefois, «fontaine de Vauclusc » a entraîné « département de Vauduse.