Mme de Sévigné écrit : hasart, îart, chaut, froit
2. Toutefois l'orlhographe vicieuse il vainc commence à réagir sur la prononciation. — On ne peut alléguer ici l'utilité de rappeler la consonne des autres formes de ces verbes, car alors il faudrait écrire aussi ilpeind, iljoind, etc. ; il ne s'agit pas d'une consonne de radical mais d'une consonne de flexion, qui doit toujours être t, comme en lalin.
une différence de consonne finale les diverses acceptions d*un même mot, comme on le fait pour l'adjectif différent et pour ce même adjectif pris substantivement, qu'on écrit différend, tandis que le substantif et l'adjectif incident s'écrivent de même, comme il convient.
50. Si les consonnes muettes finales peuvent le plus souvent s'expliquer par une ancienne prononciation et par ce qui en reste dans les liaisons, rien ne justifie les consonnes muettes non finales.
51. On n'a jamais prononcé de p dans les mots français sept, temps, dompter (ce verbe n'a même pas de p en latin : domitare), corps, qui s'écrivaient correctement autrefois set, tens (tems au commencement de ce siècle), donter, cors. Pour corps, on a voulu sans doute rapprocher ce mot des mots savants de même famille corporel, corpuscule, etc. Mais en même temps on l'a éloigné de ses dérivés directs corset, corser et corsage. Septembre et temporaire ne sauraient légitimer le p de sept et de temps ; car alors il faudrait écrire, comme au xvi® siècle, recepvoir, reçoipt à cause de réception, debvoir à cause de débiteur, ou encore hôpte à cause à'hôpital et même hospte a cause à'hospHalité.
52. Les divers sens de nos deux verbes conter et compter ne sont que les acceptions différentes d'un même verbe conter, qui n'a jamais eu de/) dans la prononciation française (*).