‹ Grammaire raisonnée de la langue françaiseChapitre 48 sur 139 · Enfin Y s dure devant un % suivi d'une autre · texte numérisé non relu

Enfin Y s dure devant un % suivi d'une autre

voyelle peut être représentée par un ^ Quand nous lisons du latin, par une vieille tradition qui remonte à une déformation très ancienne de la prononciation latine, nous prononçons nassionem le mot écrit nationem. Lorsqu'on a fait un mot français sur nationem^ on Ta prononcé nassian, et on Ta écrit par un t comme le mot latin.

Les mots latins qui se terminaient par tionem, cionem, Honem, ssûmem se prononçaient de quatre manières différentes ; toutes ces terminaisons ont abouti à une seule terminaison française, sion, que nous écrivons de quatre manières différentes! Remarquez que souvent les graphies sont contradictoires, même au point de vue étymologiques tension et extension sont en contradiction avec prétention (*) et contention, qui sont de la même famille.

132. Dans la conjugaison des verbes on peut avoir, après un vrai t, la terminaison ions : nous notions, nous portions, nous désertions, nous dictions, etc., etc. Il en résulte que notions, du verbe noter, prononcé notions, s'écrit comme notions, pluriel du substantif, prononcé nocions. Et cette confusion se produit pour un grand nombre de formes (*).

133. Le t prononcé s peut se trouver devant i suivi d'autres voyelles que on : démocratie, prophétie, facétie, balbutie, ineptie, initial, séditieux, confidentiel, partial, satiété, etc. Remarquez cependant qu'on écrit précieux (malgré le latin pretiosum), apprécie, (*pretiat), circonstanciel (malgré circumstancia) et que d'ailleurs tous les substantifs en ence, ance, s'écrivent par un c, bien qu'ils eussent un t en latin (confîden-

1. La Bruyère et Racine écrivent prélension, %. Voyez mon Manuel (fùrlhographe, page i39t

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