Acta Sanctorum, juillet, t. IV, p
2. Voy. Ephemerides yræco-moscæ, dans les Acta Sanctorum, mai, t. I*', p. XVIII; — Sébastien de Saint-Paul, Exhihitio errorum quos l’apebrochius in nolis ad Acta Sanctorum commisit (Coloniæ Agrippinæ, 1693), p. 222; — Papebrochius, Responsiones ad exhibitionem errorum (Antverpiæ, 1696— 1699), t. 15", p. 263.
Le passage suivant donnera un exemple des sévérités de Sébastien de Saint-Paul : « Hoc pramissis addo, quod Theophilus Heynaudus, præclaris-
s’il n'a pas vu la vérité, il a parfaitement reconnu la voie qui devait y mener, ct il l'a enseignée dans une phrase qui termine son étude et que j'ai le plaisir à rappeler ici comme la preuve peut-étre de sa perspicacité, au moins de sa bonne foi, en méme temps comme la raison et la justification du présent travail : « Postremum est, ut horter quanta possum contentione curiosos omnes antiquorum monumentorum eruderatores, ut eo saltem titulo pretiosissimum atque œstimatissimum primigenie Vita. Syriacæ thesaurum, quia a Latinis hactenus non visum, ac jam orbi litterario detectum, e tenebris tandem eruant, et in publicam lucem proferant; ad cujus fidem quidquid tn Vita Arabica interpolatum est, quidquid depravatum, quidquid corruptum, tamquam ad puros atque illimes primawi fontis latices reduci debet : quos lutosis historiæ vulgaris sordibus auctos infectosque postea increvisse, atque ad nos manasse putamus !! »
Plus d'un siécle aprés les Bollandistes, MM. Massmann en ‘Allemagne, Dachkof en Russie?, ont reprisl'étude de la légende de Saint Alexis, mais sans avancer d'un pas vers la découverte ‘de la source. Il semble qu'ils n'ont méme pas soupçonné ce que .Pien avait aperçu, malgré ses critiques, l'intérêt offert par la . version carschouni, unique représentant d'un texte syriaque qu'on pouvait espérer de déméler à travers clle. À peine s'ils en mentionnent l'existence. M. Dachkof penche à admettre que la vie d'Alexis a été écrite pour la première fois à Constantinople, et place le canon de Joséphe à la tête de toute la littérature sur l'Homme de Dieu. Quant à Massmann, il ne s'est pas prononcé sur l'âge ni l'origine première de la légende. Je me háte d'ajouter, pour n'étre pas injuste, que l'examen de ces deux savants n'a porté qu'aecessoirement sur cette question de la source. Le but de Massmann a été d'abord d'étudier les rapports des vies allemandes avec les vies latines du saint, et seulement ensuite de réunir le plus de textes possible pour servir,
simus societalis scriptor, lib. de Scapul. Parthen. Carm. p. 2. q. 1. afferat, eum, ‘qui vitam S. Alexii esse figmentum effutiret, non sibilo sane, sed fuste esse excipiendum'. Án autem. Papebrochius, negans S. Alexium mortuum Homo, dignus censendus sit tali censura aut alia, judicandum iterum relinquo Sancte Sedi. » Op. et loc. citt.