‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 127 sur 196 · Assemani, Bill. orient. t. I, p · texte numérisé non relu

Assemani, Bill. orient. t. I, p

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doute. Enfin un dernier détail concernant l'évéque ne portetil pas avec lui la marque d'une tradition précise et toute récente encore? En ce temps-là, dit notre texte!, «l'évéque » Raboula gardait encore intacte la clairvoyance des yeux du »00ΥΡ8». Il n'y a absolument qu'un point dans toute la vie syriaque oü l'on se sente en présence d'une légende. Dieu a pris sous sa protection l'humilité de l'Homme de Dieu, οἱ, par un hasard providentiel, le portier son ami n'a pu l'assister à l'heure de sa mort. On le porte en hâte à la sépulture commune. Et quand l'évéque, averti par le portier, fait rouvrir son tombeau pour lui rendre les justes honneurs, le corps du saint a disparu et l'on ne trouve plus que les haillons qui l'enveloppaient. De cette fin miraculeuse, évidemment imitée de la résurrection du Christ et racontée méme par les manuscrits qui ne connaissent pas la seconde vie, je ne saurais donner d'autre explication que sa nécessité. Elle était indispensable pour faire une histoire populaire de la vie de l'humble ascète inconnu qui fut plus tard Saint Alexis. Sans cette fin, l’histoire d’ailleurs véridique de l'Homme de Dieu serait sans doute restée voilée sous la poussière des manuscrits, à peine lue de quelque savant ou de quelque curieux, et n'aurait jamais eu l'immense vogue qui en a fait pendant mille ans un des sujets les plus répandus et les plus goûtés.

On peut fixer avec une satisfaisante précision l’époque de la composition de la vie syriaque. Rappelons-nous que la plus vieille copie que nous en possédions (dans le ms. add. 14644 du British Museum) est du VI? où peut-être du V* siccle?. Si nous remarquons aprés cela qu'il y avait eu déjà trois intermédiaires au moins entre cette copie et le texte original, nous ne nous tromperons guére en admettant que ce dernier n'a pas été écrit passé l'an 475. D'autre part, les termes dans lesquels notre vie parle de l'évéque Raboula?ne permettent pas de douter qu'il füt mort, etméme depuis un certain nombre d'années, quand on la rédigea. Cet évêque mourut en 435. C'est donc de 450 à 475 que notre légende doit avoir été composée. J'ose presque dire qu'elle l'a été plutôt vers 475; car il est croyable que le paramonartus

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