Overbeck, op. cit., p. 190, I
4. Migne, Patrologia graeca, t. LXXXVI, 1° partie, col. 205. — Cf. Acta Sanctorum (première édition), janvier, t. I, p. 1020; et Baronius, Annales ecclesiastici, t. VII, année 435. — Il est curieux que la vie de l'évéque ne dise rien de sa cécité.
en Árménie et auquel il assista, pendant la derniére année de son épiscopat (435).
Les seuls édifices d'Edesse dont notre légende fasse mention sont l'église et le zenodochtwum ou l'hópital. Elle ne nous donne malheureusement aucun détail sur l'église, où le saint, racontet-elle, passait ses journées. Mais les termes méme dont elle se sert — «le jour, il se tenait constamment dans l'église et dans le martyrium » ! — me persuadent qu'elle a voulu parler de l'église cathédrale, fondée en 313 par l'évéque Connos et que la Chronique d'Edesse appelle l'ancienne église, pour la distinguer de l'église nouvelle ou église des Apôtres, bâtie par le successeur de Raboula, l'évéque Hiba?. Quant à l'hópital, je crois que la mention qui en est faite dans notre vie est la plus ancienne que fournissent les textes. D'aprés le biographe de Raboula, cet établissement existait déjà avant le charitable évêque, «mais de nom seulement et pas de fait »?.
J'arrive enfin à la dernière question qui se pose à propos de notre légende. Lorsque les vies d' Alexis nous disent que le saint était de Rome, que faut-il croire? Qu'il était de Rome ancienne, ou bien de Rome nouvelle, c'est-à-dire de Constantinople? Quelques savants se sont prononcés dans ce dernier sens. Jo -