‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 139 sur 196 · Il fut évêque de 412 à · texte numérisé non relu

Il fut évêque de 412 à

2. |jJexog9. C'est le mot grec παραµονάριος, comme l'ont reconnu les Bollandistes. On appelait paramonarius ou mansionarius (voir Du Cange Glossarium mediæ et infima latinitatis) le gardien d'une église ou d'une chapelle. Il avait la charge des clefs, sonnait les cloches pour les offices, et

c'était à lui qu'incombaient la surveillance du temple, le soin des reliques et du trésor. Les paramonarii appartenaient à l'ordre des clercs.

à laisser sans examen un fait si. étrange, et, l'esprit tout en feu, il fit serment et jura sur son áme de ne pas le quitter et de ne pas s'éloigner de lui qu'il n'eüt appris la vérité.

Alors l'Homme de Dieu, en proie à la terreur qu'il avait des serments et des malédictions, et parce qu'aussi il n'aimait pas les querelles, consentit à découvrir la vérité au portier.

Puis lui-méme exigea du portier le serment de ne rien révéler à personne tant qu'il vivrait. Ensuite il lui découvrit tout. «Ce chrétien, dit-il, qui vint ici autrefois et cherchait quelqu'un, était un de mes esclaves; et c'était moi qu'il cherchait.» Quand le portier eut oui ces paroles, il lui demanda avec force prières de vivre avec lui. Mais ne pouvant le per- . suader, il le quitta. Et de ce jour, le portier, bien qu'accompli déjà en bonnes œuvres, se livra à de dures pratiques et exigea de ses membres plus qu'auparavant, au point que son aspect méme témoignait de la dureté de ses pratiques. Il se disait: «Si cet homme élevé dans les plus grandes délices supporte de telles choses, à quoi ne sommes-nous pas tenus, nous autres misérables, pour faire notre salut!» |

Longtemps aprés cela, le bienheureux et humble serviteur de Dieu tomba malade; et il était couché entre les colonnes. Comme le portier, en courant cà et là, ne voyait pas le saint comme de coutume, il s'enquit de lui avec sollicitude, et, quand il l'eut trouvé, il le pria de permettre qu'il l'emmenát chez lui pour le soigner; mais il ne voulut pas. Il lui dit encore : «Aprés ta guérison, je te laisserai retourner à tes premières habitudes. » Le saint refusa.

Alors le portier lui dit : «Viens donc, que je te conduise à l'hópital.» Et il n'y consentit qu'avec peine, au prix de beaucoup d'efforts et de priéres, et en exigeant du portier qu'il ne ferait pour lui rien de plus que pour les étrangers. Celui-ci le prit et l'emmena; et il le visitait assidüment.

Mais Dieu, qui fait en tout temps la volonté de ceux qui le craignent, combla la mesure des œuvres du saint; il mit le

sceau à sa couronne et protégea son humilité méme après sa mort. Car le jour où il devait quitter ce monde pour la demeure de l'éternité, il advint un empéchement au portier qui ne put, comme d'habitude, aller visiter le saint.

Or, sitót que le bienheureux eut rendu l'esprit, les gens de l'hópital, selon leur coutume, l'emportérent vite sur un brancard, simplement, au lieu de sépulture des étrangers. Comme ils étaient partis et déjà loin, le portier arriva et s'informa de lui; et, à la nouvelle qu'il était mort et qu'on l'avait emporté pour l'enterrer, il commença aussitôt à pleurer et éclata en longs gémissements. Il courut chez le saint évéque Raboula et tomba à ses pieds, en disant avec des cris : «Je t'en prie, seigneur, reconnais-moi, et prends pitié de moi.» Or l'évéque Raboula gardait encore intacte la clairvoyance des yeux du corps. Il apaisa donc, aidé de sa suite, les cris du portier, et lui demanda quelle en était la cause.

Celui-ci Iui dit alors tout ce qui s'était passé, et pria ardemment qu'on rendit des honneurs en grande pompe à ce corps pur et sans souillure, et qu'on le déposát dans un lieu connu.

L/'évéque, à ce discours, fut émerveillé et comme embrasé d'un noble feu, car il avait la passion des belles choses. Il décida aussitôt d'aller là où l'on avait porté le saint pour l'enterrer. Comme ils étaient en chemin, voilà qu'ils rencontrérent les porteurs du brancard revenant de l'endroit où ils avaient enterré le glorieux défunt. On leur demanda: « Où avez-vous enterré cet étranger? » Ils répondirent : <Auprès des étrangers ses compagnons.»

L/'évéque et sa suite emmenèrent avec eux les porteurs pour leur indiquer le tombeau; et, quand ils y furent arrivés, l'évéque ordonna de le rouvrir, et lui et sa suite entrérent avec les porteurs pour voir le corps et l'enlever, afin de lui rendre des honneurs. Puis ils regardérent, et ils virent qu'il n'y avait à sa place que les haillons où le saint était enveloppé, mais que son corps n'y était plus!. Étonnés, ils cherchèrent le corps par

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