‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 26 sur 196 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

13, 7, 10, 12) que l'accent peut porter sur la préantépénultième et cite αναγκάλλιασις, ἐνύκτιασεν, γάμετεν, εἴδατονε, Sans comprendre que, dans les deux premiers cas, 2 a valeur de consonne et, par conséquent, ne forme pas syllabe, et que, dans les deux derniers cas, on dit, en réalité, κάμετενέ, εἶδα τόνε. Il considère encore que η est long dans ἁγιώτατη (12, 39-13, 5). Il est toujours esclave de l'écriture et se laisse tromper par la lettre imprimée. Ne le lui reprochons pas avec trop de vivacité. Bien des linguistes, méme à l'heure qu'il est, en sont encore à l'état d'esprit de S. Portius.

III. J'aime mieux vous parler de vous que de votre auteur. Comme lui, vous pouviez dire, en entreprenant cet ouvrage : grande quidem ac perarduum opus (7, 7). Mais, comme lui,

vous avez réussi à nous donner ce que nous vous demandions: brevem Græcæ lingue notitiam (7, 10). J'ai à vous féliciter tout d'abord de la somme de travail dépensée dans ce livre: votre commentaire représente un effort sérieux et qui vous fait le plus grand honneur. Il était intéressant de voir un romaniste s'occuper de néo-grec. Les langues romanes n'ont pu que profiter à ce commerce. Vous ne les perdez pas de vue et le grec moderne vous fournit l'occasion de plusieurs rapprochements que vos lecteurs romanistes trouveront dans bien des passages: d moderne comparé à l'espagnol, à l'italien méridional, au savoyard, 77 —8, 40 (les deux derniers chiffres vous rappelleront le passage de S. Portius que vous commentez); y comparé à l'ancien toscan ghie schiacciato, 16 = 8, 34; 0 roman, 82 — 9, 20; ibid. c espagnol au dix-septiéme siècle; à — xà comparé au latin vulgaire, 95 — 10, 35; les nombreuses remarques sur la quantité des voyelles, 101 — 11, 32; sur παιδίον donnant péggio et, par conséquent, encore diphtongué à ce moment, 98 — 11, 13; le suffixe -ain dans Bertain et bambitt milanais, 135, note 1; le suffixe -ulla, -ulus, -ittus, -icco, -ülo napolitain, 150; bürbát, 159; dinsài roumain et amaro; µου, 173 — 29, 13; xeiroua expliqué comme le portugais sarar, 180, in fine; 7 7ovμένα ramené à l'italien gomina, 197, note 1; les constructions ἀγαπᾶ ut, ἐμένα ἀγαπᾶ rapprochées fort à propos des constructions

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