XXX INTRODUCTION
facon méthodique et sévére. Δι contraire, tout infirme cette hvpothése. Ce nom de lieu se rencontre surtout, en Gréce, au pluriel : οἱ Ἐλύωποι. Or, nous avons aussi les formes Λυμπούσης et Λύμπους, qui témoignent de l'abandon de l'o initial. L'e paraít simplement hystérogéne. Vous voyez donc que l'accent grec n'a pas les mémes influences que l'accent roman et qu'il garde aujourd'hui ses voyelles intactes. Vous avez bien raison d'en tenir le plus grand compte.
Vous faites preuve de la méme précision d'esprit dans votre explication de œxoou (82 — 9, 13), dans le raisonnement par lequel vous arrivez à déduire l'existence en Grèce d'un m
mouillé devant à —Jj (81-88 — 9, 38). Votre critique des " textes n'a pas moins de solidité dans ce que vous dites du v dans la forme u# de Prodrome (p. 89); votre remarque sur pe = di (100 — 11, 30), sur at devenant ὃ, d'abord quand il est final (98 — 11, 15), est délicate et solide. Quelquefois, je crains que vous ne vous montriez aussi trop difficile. Ainsi, en nous parlant du changement des explosives sourdes en sonores après la nasale, πανᾶα — πάντα (80-80 — 9, 30), vous vous sentez pris de scrupule et vous vous écriez qu' « on ne peut hasarder une explication de ce fait ». Cette explication est fort simple et je crois l'avoir donnée moi-même (Doublets syntactiques, p. 11). Mais, par le fait, je pense que vous n'avez rien trouvé à lui objecter.
En revanche, je vous abandonne volontiers quelques-unes des interprétations que j'avais proposées par le passé. Vous réfutez victorieusement (p. 138) ce que j'ai pu dire au sujet du nominatif 45; je préfère sans conteste votre explication de ἐμένα (p. 164) à celle que j'en avais essayée et dont je me rappelle vous avoir signalé comme à plaisir tous les points faibles à l'une de nos conférences ; j'adopte τέσσερεις (1503 — 28, 13) et vous étes bien prés de me convaincre que l' de τίς est analogique (116). Je me demande encore cependant si cet accusatif ne provient pas d'un dialecte où le changement de € atone en £ serait régulier.
Vos principes sont excellents. Vous avez résolument pris parti contre la prétendue persistance des formes doriennes dans la langue moderne (13 — 8, 16). Vous poursuivez cette