‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 35 sur 196 · INTRODUCTION XXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXVII

montrez trés ingénieux, ἐφίλειε, πατείεσχι (202 = 31, 22-204) dont vous rattachez l'explication à celle de æyxrxes (205 ,— 40, 1; 205, note 1) et que vous interprétez d'une façon beaucoup plus simple que M. Chatzidakis. Le parisyllabisme de γόνατο (137 — 18, 31) s'éclaire par votre observation. Il me semble aussi que vousétes bien prés de nous délivrer des trois cruces eétymologorum ἔτσι (223 = 52, 33), τώρα (224 — 53, 31) dont vous nous donnez la clef, ενώ (225 — 54, 4). Ce sont là d'excellents commentaires. Vous nous avez également rendu un grand service en expliquant paléographiquement (116 — 30, 22) la forme si embarrassante 64 — ἔτι d'Apoc. I, 481. Vous l'attribuez à une simple faute du scribe et il faudra bien toujours, en effet, admettre en principe qu'il n'y a pas le moindre dorisme à découvrir dans ce vers.

Vousavez beaucoup d'autres parties neuveset qui vous appartiennent en propre. Je cite en première ligne la part que vous faites à l'influence de l'aoriste sur tout le système de la conjugaison (185 — 32, 11) : vous mettez cette action de l'aoriste dans son plein relief (186 — 32, ΙΤ) αἱ elle vous sert de point de départ dans votre classification des verbes. Elle vous aide à lever bien des difficultés qui nous arrétaient jusqu'ici : vous expliquez par analogie les formes ψήνω (216 — 41, 4), δένω (189 — 32, 35), χύνω (189 == 32, 35; 216 — 41, 2), λύνω (190 — 32, 30), λούνω (190 = 32, 35), σπάνω (214 — 45, 35, par la coïncidence des deux aoristes ἔσπασα, ἔφ]ασα), αφήνω (210 — 43, 24), συστήνω (179). Il est impossible de voir dans le ν des verbes tels que δουλώνω, un ν qui se serait intercalé dans la forme non contracte du verbe, dou4ó». Cette hypothèse, d'ailleurs inadmissible (Essais de gramm. néo-gr., T, pp. 180-204), renverserait tout ce que nous savons jusqu'ici sur le développement du néo-grec (ibid. et 163-188). Vous résolvez très simplement le probléme par l'analogie des aoristes έζωσα, etc. (189 — 32, 25). Vous retrouvez la méme action analogique dans les participes passés ῥιμμένον — r2suu£voy, d'ou πλέχτω sur ῥίχτω (11 — 8, 54; 187 — 32, 27), dans les aoristes passifs ἐδαστάχθω — ἐπετάγβην, d'où énézaza (202 — 31, 19), dans l'influence réciproque qu'exercent l'une sur l'autre les deux anciennes conjugaisons φιλῶ et zwo, grâce à la coincidence des

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