‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 38 sur 196 · XL INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XL INTRODUCTION

vous en donnez des interprétations particuliéres. Vous vous efforcez de tracer les limites de la chute du 7? intervocalique sans peut-étre y parvenir davantage, bien que votre apercu historique de la question soit des plus justes et des plus prudents (16 — 8, 34).

Le traitement de l'o atone nous cause surtout quelques difficultés. Vous nous dites (98 — 11, 7) qu'il « se change souvent en ου sous l'influence d'une consonne labiale... et devant 4... devant v à la tonique ». Vous attribuez l'& de azxwe» (222 = 55, 21) à une confusion avec la désinence du genitif qu'on sentait dans εζαίφνης. Dans αποὺ vous retrouvez l’ou de 22759 (222 = 53, 21) qui lui-même, selon vous, vient de αζάγνου (228 — 55, 5). Si vous usez de tant de circonspection, c'est que vous aimez à serrer de prés chaque question et certainement nul ne vous en fera un crime. Votre svstéme vous réussit souvent, et entre autres dans l'explication de l'es de uxiuso que vous cherchez au génitif vaiuez; (142 = 90, 28)!: nous sommes assurément bien loin avec vous du principe phonétique énoncé dans Athen., X, 215 : « πᾶν φωνῇξν 722 τὸ μ.ἆλλον καὶ TT OV µετχξἁλλεται εἰς ou? ». La rigueur avec laquelle vous procédez a l'avantage d'épuiser la série des explications possibles, ne füt-ce souvent que pour aboutir à un résultat négatif. Mais je suis porté à croire que, dans les cas précités, la solution de la difficulté doit être cherchée ailleurs (voyez Phonétique des Patois, p. 28).

Je vous avouerai sans peine que, durant la publication de votre grammaire, je n'avais pas encore moi-même des idées bien arrétées au sujet de l'influence des patois sur la langue commune. Sinon, j'aurais essavé de vous convertir, comme j'ai táché de le faire en d'autres occasions, parfois avec

1. Ajoutez, si vous le voulez bien, à ce que vous dites de ov, qu'il devient consonne dans παρακονῶ, Spaneas I, 280, mais reste voyelle, ibid., 55, 243.

2. Dans ce passage, M. Chatzidakis cite des phénomènes de provenances diverses, sans même s'occuper de déterminer les régions dialectales où ils se produisent (16725, μουσχάρι et 72:5 sont mis sur la même ligne) : il est donc amené à les embrasser dans une même éxplication et croit tout naturellement que ce qui est vrai de χιούτη est aussi vrai de rod.

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